(Davos) Le président américain Donald Trump a indiqué mardi que des discussions allaient être engagées en vue de signer un « accord commercial » avec l’Union européenne, en marge d’une rencontre bilatérale avec la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.

Agence France-Presse

« Nous allons discuter d’un bon accord commercial » avec les Européens, a-t-il déclaré à des journalistes, indiquant avoir entendu dire que la présidente de la Commission européenne était « dure en négociations », après cette première rencontre depuis que la présidente de la Commission européenne a pris ses fonctions.

Dans un communiqué, la Maison-Blanche a dit attendre désormais des « progrès tangibles ».

Mme von der Leyen s’est elle dite « convaincue » de pouvoir fixer avec les « bons amis » américains de l’Europe « un agenda positif sur le commerce, ainsi que sur la technologie, l’énergie et d’autres sujets ».

Si les États-Unis viennent de conclure une trêve commerciale avec la Chine, ses relations avec l’Union européenne restent fraîches, notamment depuis que Washington a menacé de taxer les importations de voitures - une menace qui fait trembler en particulier les industriels allemands.

Donald Trump a d’ailleurs averti mardi qu’il « réfléchirait très sérieusement » à cette éventualité si jamais les discussions en vue d’un accord commercial transatlantique ne devaient mener nulle part.  

« Nous espérons trouver un accord », si les Européens « sont justes, nous n’aurons pas de problème », a-t-il ajouté.

Washington et Paris ont déjà convenu mardi d’éviter toute « escalade » dans le conflit qui les oppose à propos d’une décision française de taxer les entreprises technologiques au premier rang desquelles les mastodontes américains du secteur.

Les États-Unis avaient menacé de répliquer avec des surtaxes douanières, susceptibles d’entraîner toute l’Union européenne dans le conflit.

Le président américain a par ailleurs indiqué qu’il discutait également d’un accord commercial avec la Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne.

« Ils veulent un accord et nous allons voir ce que nous pouvons faire », a-t-il dit après une rencontre avec la socialiste Simonetta Sommaruga, qui assure la présidence annuelle de la Confédération suisse.