(Washington) La Chambre américaine des représentants a accepté mercredi à une écrasante majorité de prolonger d’une semaine le budget actuel, afin d’éviter une paralysie de l’administration fédérale (« shutdown ») et de se ménager plus de temps pour négocier le budget 2021.

Agence France-Presse

La loi de finances actuelle arrivait à échéance le 11 décembre. Il y avait donc urgence pour que les parlementaires agissent s’ils voulaient éviter que les financements publics se retrouvent à sec.

La Chambre, à majorité démocrate, a donc approuvé par 343 voix contre 67 une loi budgétaire qui repousse au 18 décembre à minuit cette échéance. Le Sénat, contrôlé par les républicains, devrait voter ce texte dans la foulée avant la date butoir.  

Malgré l’écrasante majorité remportée à la Chambre, l’adoption de ce texte « est un aveu d’échec », a estimé le chef de la majorité démocrate, Steny Hoyer.  

« C’est quelque chose que nous devons faire pour que le gouvernement puisse continuer à fonctionner mais […] c’est de la procrastination, le signal d’un échec à se mettre d’accord et à faire des compromis », a-t-il poursuivi. « Nous devons trouver un accord » budgétaire.

En parallèle, les négociations entre démocrates et républicains sur un vaste plan d’aide pour lutter contre la pandémie n’avaient toujours pas débouché mercredi sur un accord et la confusion régnait, avec trois textes différents sur la table. Avec au cœur des débats désormais, le montant des chèques directs à envoyer aux ménages à bas revenus.  

Là aussi, le temps presse. Les aides accordées aux chômeurs dans le cadre du gigantesque plan de relance de 2200 milliards de dollars adopté au printemps expirent au lendemain de Noël et les expulsions locatives seront de nouveau autorisées, alors que des millions d’Américains sont désormais incapables de payer leur loyer faute de revenus suffisants.