(New York) Les prix du pétrole ont terminé en hausse mercredi après une séance relativement volatile où se mêlaient bonnes et mauvaises nouvelles sur le front du virus et de la demande.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a conclu en hausse de 1,35 % par rapport à la clôture de mardi, à 44,34 dollars (+59 cents).

À New York, le baril américain de WTI pour décembre a terminé en hausse de 0,94 %, ou 39 cents, à 41,82 dollars.

Le mouvement de hausse a été porté par l’annonce que le vaccin développé par l’alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95 % pour prévenir la COVID-19, selon des résultats complets de leur essai clinique, un niveau similaire à celui de Moderna.

Parallèlement les chiffres hebdomadaires sur les stocks américains publiés par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) étaient mitigés.  

Tout en montrant une remontée de la production, ils soulignent aussi que « la demande est catastrophique », a estimé John Kilduff d’Again Capital, pointant du doigt l’effondrement de la demande de kérosène notamment.  

Et en fin de séance, la ville de New York a en outre annoncé la fermeture dès jeudi des écoles alors que les cas de COVID-19 se répandent dans la ville, ce qui a fait trébucher les cours avant de se reprendre.

Les investisseurs sont par ailleurs restés modérément optimistes sur le fait que l’OPEP+ puisse reporter l’augmentation de sa production prévue en janvier.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés via l’accord OPEP+ se sont dits « prêts à agir » mardi pour maintenir un équilibre entre l’offre et la demande d’or noir, à l’issue de leur réunion mensuelle.

« L’OPEP “n’a pas proposé de décisions concrètes sur le fait de prolonger les réductions de 6 ou 9 mois, mais a au moins suggéré que ce serait l’un ou l’autre », a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.