(Washington) Une aide économique supplémentaire du gouvernement américain, notamment aux familles les plus « vulnérables » du pays, pourra soutenir l’ensemble de l’économie, estiment les responsables de la Banque centrale américaine, la Fed, selon les minutes de leur dernière réunion monétaire, publiées mercredi.

Agence France-Presse

« Une aide budgétaire supplémentaire pourrait être importante pour soutenir les familles vulnérables, et donc l’économie en général », ont relevé les membres du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine, lors de leur réunion des 28 et 29 juillet.

« Les participants remarquent que l’incertitude qui entoure les perspectives économiques reste très élevée, la trajectoire de l’économie dépendant fortement de celle du virus et de la réponse du secteur public à cela », c’est-à-dire de l’adoption d’un nouveau plan d’aide.

La Maison-Blanche et les élus démocrates du Congrès discutent depuis plusieurs semaines de nouvelles mesures d’aide pour les entreprises et les ménages, ainsi que pour les collectivités locales et écoles, sans parvenir à se mettre d’accord.

Plusieurs dispositifs de soutien qui avaient été adoptés fin mars, pour aider les entreprises et les foyers américains à faire face à la crise économique provoquée par la COVID-19, ont en effet pris fin le 31 juillet.

C’est notamment le cas d’une aide supplémentaire de 600 dollars par semaine pour les personnes qui ont perdu leur emploi ou leurs revenus.

Or, « le marché du travail est loin d’une reprise complète », même après le nombre important de créations d’emplois observé en mai et en juin, ont souligné les membres du comité monétaire de la Fed.

Ainsi, à la fin du mois de juin, « environ un tiers seulement des près de 22 millions d’emplois détruits en mars et en avril avait été rattrapé ».

L’amélioration du marché du travail « (dépend) d’une réouverture générale et durable des entreprises », qui elle-même « (dépend) en grande partie de l’efficacité des mesures sanitaires prises pour limiter la propagation du virus », est-il encore estimé dans le compte-rendu de la Fed.

Ses membres ont également fait état d’inégalités, puisque ce sont surtout les emplois les moins bien payés et les employés des entreprises de services qui ont été les plus touchés par ce ralentissement.

Or, relève la Fed, ces emplois étant « occupés de manière disproportionnée par les Afro-Américains, les Hispaniques et les femmes, ces catégories de population (portent) une part disproportionnée des difficultés économiques causées par la pandémie ».