(New York) L’agence de notation Moody’s s’est montrée pessimiste mercredi pour les ventes mondiales de voitures en abaissant sa prévision annuelle, décision attribuée au nouveau coronavirus dont l’épicentre est la Chine, premier marché automobile du globe.

Agence France-Presse

Les ventes de voitures devraient diminuer désormais d’environ 2,5 % en 2020, contre une petite baisse de 0,9 % encore entrevue en début d’année, a indiqué l’agence dans un communiqué.

« L’épidémie de coronavirus est en train d’affecter la demande automobile et de perturber les chaînes d’approvisionnement », explique-t-elle, ajoutant par conséquent maintenir une perspective « négative » sur le secteur automobile mondial. En gros, Moody’s ne s’attend pas à une amélioration des ventes à court terme.

Les nouvelles immatriculations vont baisser de 2,9 % en Chine, une « faible performance », contre une hausse de 1 % anticipée en début d’année par Moody’s.  

« Les ventes américaines vont demeurer molles tandis qu’elles vont reculer en Europe de l’ouest après une demande importante fin 2019 », prévoit l’agence.

Seul le marché japonais devrait échapper à la morosité, Moody’s y affirmant attendre désormais un rebond de 0,4 % des ventes en 2020, contre un déclin de 1,4 % l’an dernier.

La plupart des grands groupes automobiles mondiaux disposent d’usines et de sites de production en Chine, d’où est partie l’épidémie de pneumonie virale qui s’est maintenant propagée à travers le monde.

Des usines ont été temporairement fermées et la plupart des employés ne sont toujours pas revenus au travail malgré les incitations des autorités chinoises.

Les observateurs ont déjà prévenu que les résultats des constructeurs, qui investissent actuellement des milliards de dollars dans le développement de nouvelles technologies autonomes et électriques, allaient être désastreux au premier trimestre.