(New York) Les prix du pétrole ont terminé en nette baisse mercredi, plongeant après une information de l’agence Bloomberg évoquant la volonté du président américain Donald Trump d’alléger les sanctions sur l’Iran.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s’est établi à 60,81 dollars à Londres, en baisse de 2,5 % (1,57 dollar) par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en octobre a terminé à 55,75 dollars, 2,9 % (1,65 dollar) de moins que la veille.

Le pétrole était stable mercredi avant de brusquement chuter vers 11 h 40 (17 h 40 à Paris) après que Bloomberg a révélé que le président américain Donald Trump envisageait d’alléger les sanctions sur l’Iran. Une intention qui a provoqué le départ mardi de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et tenant d’une ligne dure vis-à-vis de l’Iran.

Mardi, le pétrole avait déjà connu une nette baisse dans le sillage de cette annonce.

« Les investisseurs sur le marché pétrolier ont réagi au fait que, comme on pouvait s’y attendre, Bolton a démissionné, car il n’acceptait pas un possible allégement des sanctions américaines contre l’Iran », a noté Phil Flynn de Price Futures Group.

Sur fond de désaccords avec le locataire de la Maison-Blanche, M. Bolton assure avoir présenté sa démission quand Donald Trump affirme l’avoir congédié.  

Un apaisement des tensions entre l’Iran et les États-Unis est en tout de cas de nature à rassurer les marchés sur l’offre mondiale de pétrole et donc à faire baisser les cours de l’or noir.

Par ailleurs, les investisseurs ont pris connaissance mercredi des données de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) sur les stocks de brut américains.

Lors de la semaine achevée le 6 septembre, les réserves commerciales de brut ont chuté de 6,9 millions de barils pour s’établir à 416,1 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipaient une baisse de 2,9 millions de barils.

Un chiffre toutefois inférieur à celui du rapport hebdomadaire de l’American Petroleum Institute (API), publié mardi et qui avait fait état d’une baisse de 7,2 millions de barils la semaine dernière.

Les cours ont modérément réagi à la publication officielle des chiffres de l’EIA, le WTI effaçant tout de même ses gains du début de journée.