(New York) Les prix du pétrole ont reculé lundi malgré le vent d’optimisme qui a soufflé sur le front commercial sino-américain, les marchés surveillant le ton un peu moins virulent du président américain Donald Trump sur le dossier iranien.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en octobre a terminé à 58,70 dollars à Londres, en baisse de 1,1 % (ou 64 cents) par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre s’est établi à 53,64 dollars, 1 % (ou 53 cents) de moins que vendredi.

Les cours de l’or noir évoluaient en territoire positif en début de séance avant d’effacer leurs gains et de baisser peu après la conclusion du sommet du G7 à Biarritz.

Donald Trump y a pourtant affiché sa confiance sur l’état des négociations commerciales avec la Chine, assurant que Pékin avait souhaité renouer le dialogue avec Washington après une brusque montée de tensions vendredi.

« Le pétrole devrait être un peu plus haut », a affirmé Bart Melek de TD Securities, concédant toutefois que « rien n’a vraiment changé » après les déclarations de M. Trump.

Plusieurs analystes ont relevé le ton moins agressif de l’occupant de la Maison-Blanche à l’égard de l’Iran après la visite surprise du chef de la diplomatie iranienne à Biarritz, à l’invitation d’Emmanuel Macron.  

« J’ai été au courant de tout ce qu’il faisait et j’ai approuvé », a indiqué le président américain, interrogé sur l’initiative de son homologue français. M. Trump n’a toutefois pas rencontré le diplomate iranien.

« Cette approche plus chaleureuse fait baisser certains des risques qui pèsent sur l’offre iranienne de pétrole », a relevé M. Melek.

Les marchés restent par ailleurs inquiets de la demande mondiale d’hydrocarbures, alors que le dernier rapport de l’Agence américaine d’information de l’Énergie (EIA), publié mercredi, a fait état d’une hausse surprise des stocks d’essence et d’autres produits distillés aux États-Unis.