(New York) Les prix du pétrole ont terminé en ordre dispersé mercredi après la publication d’un rapport hebdomadaire faisant état d’une baisse des réserves de brut, mais d’une hausse des stocks d’essence et de produits distillés aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini à 60,30 dollars à Londres, en hausse de 0,4 % ou 27 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, s’est établi à 55,68 dollars, 0,8 % (45 cents) de moins que la veille.

Lors de la semaine achevée le 16 août, les réserves commerciales de brut ont diminué de 2,7 millions de barils pour s’établir à 437,8 millions grâce notamment à un tassement des importations et une hausse des exportations.

En revanche, les stocks d’essence et de produits distillés ont progressé, respectivement de 300 000 et 2,6 millions de barils, contrairement aux attentes des analystes.

Le cours du baril new-yorkais, en hausse avant la diffusion du rapport, a alors effacé une partie de ses gains face à cette augmentation surprise.

« Les principaux chiffres de ce rapport ne sont pas aussi encourageants que ce qu’avaient prévu les analystes, notamment en ce qui concerne les stocks d’essence et d’autres produits distillés. Cela explique le léger repli des marchés juste après la publication », a réagi Phil Flynn de Price Futures Group.

L’expert a toutefois mis en avant d’autres indicateurs plus rassurants, dont la cadence des raffineries qui ont fonctionné à 95,9 % de leurs capacités contre 94,8 % la semaine précédente.

« C’est le signe d’une forte demande pour les produits pétroliers », a estimé M. Flynn.

Par ailleurs, la persistance de facteurs géopolitiques au Moyen-Orient pourrait pousser les prix vers le haut, selon l’expert.

L’armée américaine a annoncé mercredi « enquêter » sur la destruction d’un des ses drones par les Houthis pro-iraniens, au dessus du Yémen, alors que les tensions entre Washington et Téhéran restent au plus haut.

Les Houthis avaient fait circuler mardi soir sur Twitter des images montrant une boule de feu dans la nuit qui, selon eux, représentait un drone américain abattu au dessus de la localité de Damar, au sud-est de Sanaa.