(New York) Les prix du pétrole ont reculé mercredi, lestés par un rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) indiquant une nouvelle hausse des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s’est établi à 62,39 dollars à Londres, en baisse de 1,1 % (ou 71 cents) par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a fini à 56,49 dollars, 1,4 % (ou 80 cents) de moins que la veille.

Lors de la semaine achevée le 20 septembre, les réserves commerciales américaines de brut ont augmenté de 2,4 millions de barils pour s’établir à 419,5 millions, dépassant assez largement les prévisions des analystes.

Cette hausse a été notamment alimentée par le taux d’utilisation des raffineries américaines, en recul pour la deuxième semaine d’affilée.

« Ce n’est pas une situation idéale, mais c’est la saison qui veut ça. Les gens conduisent moins et utilisent moins le chauffage », a expliqué Robert Yawger de Mizuho.

Les prix de l’or noir ont également continué de réagir aux garanties émises par l’Arabie saoudite que sa production pétrolière serait prochainement rétablie.

« De nouvelles informations suggèrent que la compagnie Saudi Aramco redouble d’efforts pour rétablir plus tôt que prévu la production des sites attaqués, même s’il reste des préoccupations concernant sa vulnérabilité », a évoqué dans une note Balint Balazs de Schneider Electric.

Deux attaques de drone le 14 septembre contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite ont temporairement réduit de moitié la production du pays.

L’or noir a un peu enrayé sa baisse après des propos de Donald Trump, qui a déclaré, depuis les Nations unies, que les États-Unis pourraient parvenir à un accord commercial avec la Chine « plus tôt qu’on ne le pense ».

La veille, depuis le pupitre de l’assemblée générale de l’ONU, le président américain avait cependant dénoncé les « abus » de Pékin en matière commerciale et averti qu’il n’accepterait de signer un « mauvais » accord avec la Chine.