Trois entreprises internationales ont profité hier de l’inauguration de la Semaine internationale de l’aérospatiale, à Montréal, pour annoncer des implantations à Montréal et un projet d’expansion qui totaliseront environ 275 emplois.

Jean-François Codère
Jean-François Codère La Presse

Établi à Toulouse, en France, l’Institut de recherche technologique (IRT) Saint Exupéry ouvrira à Montréal une nouvelle antenne spécialisée dans l’intelligence artificielle. L’organisme, un partenariat public-privé entre les laboratoires de recherche de l’État français et des géants industriels comme Airbus, Safra, Thales ou Alstom, s’intéresse notamment aux matériaux avancés, à l’électrification des aéronefs et aux systèmes embarqués, en plus de l’intelligence artificielle.

L’IRT Saint Exupéry emploie environ 300 personnes et compte ajouter une centaine d’emplois à Montréal, au cœur de l’écosystème montréalais en intelligence artificielle, dans le quartier Mile Ex.

Les rapprochements avec l’expertise montréalaise en intelligence artificielle sont au cœur de la stratégie de développement d’Aéro Montréal, la grappe aérospatiale, selon sa présidente Suzanne Benoît.

« On veut créer un maillage entre l’aérospatiale et l’intelligence artificielle. Nous avons besoin d’applications de l’intelligence artificielle pour devenir plus compétitifs. » — Suzanne Benoît, présidente d’Aéro Montréal

Québec ne versera pas d’aide financière directe pour l’implantation du centre, qui devrait néanmoins être admissible à des programmes réguliers de crédits d’impôt, notamment sur la recherche et le développement, a indiqué hier le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

TMC Global et AP&C

Idem pour TMC Global, une firme d’ingénierie néerlandaise qui prévoit elle aussi créer une centaine d’emplois avec l’implantation à Montréal de son siège social nord-américain.

Cette firme se spécialise dans les projets de recherche et développement et mise sur un modèle particulier qui encourage ses employés, quand ils ne travaillent pas sur les projets de ses clients, à développer des produits qui les mèneront à créer leur propre entreprise.

TMC Global compte déjà plusieurs grands noms de l’industrie aéronautique montréalaise parmi sa clientèle, mais reconnaît que c’est probablement auprès des entreprises de plus petite taille, dont le département d’ingénierie n’est pas aussi développé, qu’elle pourrait avoir le plus d’impact. 

Elle entend s’y appliquer à Montréal, ont fait savoir ses dirigeants.

Finalement, AP&C Revêtements et poudres avancées, division de la multinationale GE, recevra 9,5 millions de dollars de Québec pour agrandir son usine de Saint-Eustache, inaugurée il y a deux ans à peine, et ajouter environ 75 employés.

L’entreprise fabrique de la poudre métallique destinée à la fabrication additive de pièces aéronautiques ou médicales. Le processus, aussi connu sous le nom d’impression 3D, gagne en popularité dans le domaine aéronautique (voir autre texte).