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Amaya a licencié le quart de son effectif à Montréal

Amaya a réduit son personnel de 25 % à... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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Amaya a réduit son personnel de 25 % à l'automne à son siège social de Montréal.

Photo David Boily, Archives La Presse

Richard Dufour

L'effectif du siège social montréalais d'Amaya a diminué de 25 % au cours des dernières semaines.

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David Baazov a quitté ses fonctions de PDG d'Amaya à l'été, dans la foulée d'accusations de délit d'initiés portées par l'Autorité des marchés financiers.

Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse

Un avis de licenciement collectif a été rempli et déposé au Secrétariat du travail cet automne par l'entreprise de Pointe-Claire propriétaire du site PokerStars.

Le document présenté aux autorités gouvernementales provinciales indique que le nombre de salariés au siège social d'Amaya a été réduit de 11. Il y a maintenant moins de 30 employés au siège social de la société située en bordure de l'autoroute Métropolitaine dans l'ouest de l'île de Montréal.

« Les employés affectés sont principalement des gens qui avaient été embauchés pour nos activités interentreprises (B2B) avant l'acquisition du Rational Group (PokerStars) il y a deux ans. Les activités interentreprises ont depuis été vendues ou abandonnées. »

- Eric Hollreiser, vice-président aux communications chez Amaya

Les activités d'Amaya sont aujourd'hui essentiellement liées au site PokerStars dont le siège social est installé sur l'île britannique de Man. L'acquisition de PokerStars réalisée au prix de 5 milliards de dollars américains il y a deux ans avait ajouté environ 1650 employés chez Amaya. En début d'année, l'effectif total de l'entreprise s'élevait à près de 2000 employés, pour la majorité en Europe.

Le nombre d'employés avait diminué d'environ 360 l'an passé, essentiellement en raison de l'aliénation des solutions interentreprises alors qu'Amaya se tournait complètement vers ses nouvelles activités grand public (B2C).

La stratégie de l'entreprise a provoqué des réductions de personnel à plusieurs endroits où Amaya possède des bureaux dans le monde, y compris à Montréal, indique Eric Hollreiser. « Nous ne précisons généralement pas les mouvements de personnel au-delà de ce qui est exigé par la réglementation en vigueur où nous sommes présents », ajoute-t-il dans un courriel envoyé à La Presse.

Amaya est officiellement dirigée depuis l'été par un nouveau PDG, Rafi Ashkenazi. Il a pris la relève de David Baazov après que ce dernier eut quitté ses fonctions dans la foulée d'accusations de délit d'initié portées par l'Autorité des marchés financiers (AMF). David Baazov travaillait au siège social de Montréal, ce qui n'est pas le cas de son successeur.

POSSIBLES MALVERSATIONS

Même si elles ont été abandonnées par Amaya, certaines des anciennes activités interentreprises hantent encore la société.

Le rapport de gestion trimestriel publié en novembre révèle que le conseil d'administration tente actuellement de déterminer si des paiements inappropriés liés à des activités antérieures de B2B pourraient avoir été versés à des représentants de gouvernements étrangers.

Les activités en question consistaient surtout en des services de loterie, mais aussi en la vente de terminaux de jeu remis à neuf. Ces activités n'ont jamais été rentables et ont pris fin en 2014, selon la direction.

« Le conseil n'a repéré, à ce jour, aucune problématique qui pourrait nuire de façon importante à la situation financière de la compagnie ou à ses activités », peut-on lire dans le rapport de gestion. L'examen par le conseil d'administration de la possibilité que des paiements inappropriés puissent avoir été versés à l'étranger se poursuit, est-il précisé.

L'expression « paiements inappropriés » ou « paiements douteux » est notamment utilisée dans le milieu financier pour désigner des pots-de-vin.

Amaya dit avoir communiqué avec la Gendarmerie royale du Canada et le département de la Justice et la Securities & Exchange Commission des États-Unis concernant ces questions et affirme continuer à collaborer avec les autorités.

C'est dans le cadre de l'enquête interne découlant de l'enquête de l'AMF que le conseil d'administration admet avoir pris connaissance de possibles malversations.

- Avec la collaboration d'André Dubuc, La Presse




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