Le patron d'une des entreprises technologiques les plus en vue au pays a exhorté le gouvernement fédéral à abandonner son plan visant à élargir l'imposition des options d'achat d'actions, estimant qu'un tel changement nuirait à l'innovation et freinerait les entreprises en démarrage.

Publié le 18 févr. 2016
LA PRESSE CANADIENNE

Selon Tobi Lutke, cette mesure forcerait les entreprises en démarrage à allonger de plus importantes sommes d'argent pour attirer des employés talentueux. L'imposition des options d'achat d'actions aurait d'ailleurs compliqué le lancement de sa propre entreprise de commerce électronique, Shopify.

Pendant la campagne électorale fédérale de l'an dernier, les libéraux ont promis de plafonner le montant de la déduction pour les options d'achat d'actions, tout en précisant que les employés dont les gains annuels tirés de ces options ne dépassent pas 100 000 $ ne seraient pas touchés.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a récemment indiqué qu'il dévoilerait bientôt les détails de cet engagement.

M. Lutke a indiqué que le gouvernement avait promis, lors de rencontres avec des ministres et d'autres responsables, qu'il offrirait une forme de clause de droits acquis.

Le patron de Shopify a aussi critiqué les propositions de clauses sur la propriété intellectuelle comprises dans le Partenariat transpacifique (PTP), joignant sa voix à celles d'autres sommités du secteur technologique, incluant celle du fondateur de BlackBerry, Jim Balsillie, qui ont estimé que l'entente minerait l'autonomie du Canada pour adopter ses propres règles sur les brevets de logiciels.