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Légère baisse du PIB en avril

Le spectre de la récession a montré son ombre mardi, après que Statistique... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le spectre de la récession a montré son ombre mardi, après que Statistique Canada eut annoncé que l'économie du pays s'était contractée en avril, ce qui constituait son quatrième déclin mensuel consécutif.

Le produit intérieur brut réel a reculé de 0,1% pendant ce mois, victime de la faiblesse des secteurs des mines et de l'énergie, a indiqué l'agence fédérale. L'économie canadienne s'était déjà contractée au rythme annuel de 0,6% pendant les trois premiers mois de l'année.

Les économistes s'attendaient à ce que l'économie affiche une croissance de 0,1% en avril, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

«Cette contraction surprise du PIB en avril ouvre la porte à la possibilité que le deuxième trimestre soit négatif dans son ensemble, ce qui mettrait techniquement l'économie en récession», a souligné dans un rapport l'économiste principal Andrew Grantham, de la Banque CIBC.

«Même si la Banque du Canada s'était déjà montrée très prudente dans ses attentes pour la croissance pour la première moitié de l'année dans son Rapport sur la politique monétaire d'avril, les chiffres qui se présentent sont clairement pires et ils pourraient commencer à faire craindre que l'incidence du choc pétrolier ne se soit pas fait sentir aussi «rapidement» qu'elle ne l'avait prévu.»

Dans son rapport d'avril, la banque centrale avait prédit que l'économie afficherait une croissance annuelle de 1,8% au cours du deuxième trimestre.

Cependant, des économistes craignent maintenant que cette prévision soit révisée à la baisse lorsque la Banque du Canada effectuera une mise à jour de ses prévisions, le 15 juillet. Certains observateurs estiment en outre que les données décevantes du mois d'avril n'augmentent la probabilité que la banque réduise de nouveau son taux d'intérêt directeur plus tard cette année.

La Banque du Canada a pris tout le monde par surprise en réduisant son taux directeur en janvier, ce qu'elle avait qualifié d'«assurance» contre l'impact attendu du plongeon des cours du pétrole brut sur l'économie.

«Le choc du pétrole continue de se faire ressentir à travers l'économie canadienne, sous plusieurs formes variées», a écrit dans un rapport l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter.

«Cette plus récente déception au niveau de la croissance - jumelée à l'incertitude persistante entourant la Grèce - a tout simplement augmenté la possibilité de voir la Banque du Canada réduire son taux d'intérêt directeur de nouveau cette année, en plus d'intensifier la pression à la baisse sur le dollar canadien.»

La diminution de 0,8 pour cent de la production de biens a plus que compensé la croissance de 0,3% de la production des industries de services, a expliqué mardi Statistique Canada.

Le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz a reculé de 2,6% en avril, a précisé l'agence fédérale. Les secteurs de la fabrication, des services publics, de la construction, du  transport et de l'entreposage, du commerce de détail, de la finance et des assurances ont aussi cédé du terrain.

Entre-temps, les groupes de l'agriculture et de la foresterie, du commerce de gros et du secteur public ont réalisé des gains.

L'économiste en chef adjoint de la Banque Royale, Paul Ferley, a noté que le secteur des mines et de l'énergie était responsable de la plus grande partie du recul d'avril.

«À un certain moment, les arrêts de production reprendront et l'activité rebondira, alors il faudra récupérer l'activité perdue», a-t-il fait valoir. «Nous pourrions observer certains signes de cela en mai. La seule chose à laquelle il faudra faire attention est la situation des feux de forêt à proximité des installations de production en Alberta, qui pourrait faire en sorte que cela soit reporté à juin.»

M. Ferley a en outre rappelé que la définition d'une récession ne se limitait pas strictement à une succession de deux trimestres consécutifs de contraction du PIB.

«Cela doit aussi être généralisé. Et même si nous ne voyons pas de signes permettant de croire que la faiblesse des prix du pétrole a un effet à la hausse ailleurs, certains secteurs semblent continuer à croître, particulièrement du côté des industries des services.»




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