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Google déçoit les analystes au 4e trimestre

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Le géant informatique Google a l'habitude de rater la cible des analystes avec ses résultats trimestriels.

PHOTO EMMANUEL DUNAND, AFP

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
NEW YORK

Google a invoqué le dollar fort jeudi pour justifier des résultats un peu décevants, et a tenté de rassurer sur la santé de son activité centrale de publicité en ligne et sur ses dépenses croissantes.

Le géant internet américain a augmenté son bénéfice net de 12% à 14,4 milliards de dollars l'an dernier, et même de 41% à 4,8 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2014.

Son bénéfice par action trimestriel, la référence à Wall Street, reste inférieur aux attentes des analystes (6,88 dollars contre 7,11 dollars espérés).

Et sa croissance a ralenti plus que prévu: le chiffre d'affaires progresse de 19% sur l'ensemble de l'année, à 66 milliards de dollars, et de 15% au dernier trimestre, à 18,1 milliards. Au troisième trimestre, la hausse était encore de 20%.

Le directeur financier, Patrick Pichette, a invoqué «le renforcement du dollar américain» face à la plupart des grandes devises, lors d'une téléconférence avec des analystes.

L'effet négatif a été selon lui limité par les programmes d'assurance du groupe, mais se chiffre quand même à 468 millions de chiffre d'affaires en moins au quatrième trimestre. «Cela ne va pas s'arrêter», a-t-il prévenu.

Signaux inquiétants

«En dépit de vents contraires du côté des devises, nous avons enregistré de solides performances de notre activité centrale de publicité», a affirmé Patrick Pichette.

Deux indicateurs très suivis pour évaluer la santé de cette activité incitent pourtant à moins d'optimisme.

Le nombre de clics sur des annonces publicitaires publiées par Google, qui déclenchent le paiement du groupe par les annonceurs, a progressé de seulement 14% au quatrième trimestre, contre 17% au troisième. Et ils sont moins rentables, avec un prix moyen par clic en baisse de 3% après déjà -2% au troisième trimestre.

La société de recherche eMarketer estime d'ailleurs que la part de marché de Google dans la publicité en ligne, notamment mobile, a baissé l'an dernier, quand Facebook, son concurrent le plus proche, gagnait du terrain.

Le responsable des activités opérationnelles de Google, Omid Kordestani, a toutefois expliqué vouloir y remédier avec de meilleurs outils pour mesurer l'efficacité des campagnes publicitaires, qui évalueraient par exemple les clics qui débouchent sur un achat.

Dépenses «disciplinées»

Patrick Pichette s'est aussi efforcé de désamorcer une autre inquiétude de Wall Street, sur le niveau des dépenses du groupe. Celles concernant les recherche et développement ont par exemple bondi de 38% à 9,8 milliards de dollars en 2014.

Google a investi ces dernières années dans des projets semblant éloignés de son coeur de métier de recherche et de publicité en ligne, comme les voitures sans chauffeur ou les relais internet embarqués dans des montgolfières. Les médias ont aussi évoqué récemment un service de téléphonie mobile, ce que M. Pichette a refusé de commenter.

«La vaste majorité de nos ressources et de notre temps continue d'être investie dans nos produits centraux», et les investissements dans des activités émergentes répondent à «une approche disciplinée», a-t-il en revanche assuré.

Cela veut dire annuler les projets qui ne tiennent pas leurs promesses, mais faire avancer ceux qui donnent satisfaction, comme les tests de réseau internet ultrarapide pour lesquels Google a sélectionné cette semaine de nouvelles villes, a-t-il noté.

«Dans d'autres cas, quand les équipes n'arrivent pas à dépasser des problèmes, mais que nous pensons que c'est prometteur, nous leur demandons de faire une pause et de prendre le temps de revoir leur stratégie», a-t-il relevé, comme «dans le cas de Glass», le prototype de lunettes interactives dont Google a suspendu la vente ce mois-ci.

Selon les analystes de RBC Capital Markets, investir dans le coeur de métier et de nouvelles activités est «la bonne stratégie».

Certaines activités «annexes» offrent aussi des perspectives de rentabilité prometteuses, à l'instar de YouTube dont le milliard d'utilisateurs consomme «des centaines de millions d'heures de vidéo» par jour, selon Omid Kordestani, qui évoque une durée de visionnage en hausse de 50% sur un an et des revenus mobile plus que doublés.

Après des pertes initiales, l'action Google gagnait 2,20% vers 18h15 dans les échanges électroniques à Wall Street.




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