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La chute des prix de l'essence fait reculer l'inflation à 1,5%

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Un projet pilote est en cours dans les 60 succursales des marchés Great Food and Superstores, qui appartiennent à Loblaw, pour assurer aux employés des heures plus stables et des horaires fournis plus d'avance.

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
OTTAWA

La chute du prix de l'essence à la pompe a joué un grand rôle dans le ralentissement de l'inflation à 1,5 % en décembre, comparativement à celle de 2 % du mois de novembre.

Les prix de l'essence ont cédé 16,6 % le mois dernier par rapport à décembre 2013, a indiqué vendredi Statistique Canada. Ils avaient reculé de 5,9 % en novembre.

Par rapport au même mois un an plus tôt, l'agence fédérale a indiqué que les prix à la consommation avaient grimpé dans sept des huit catégories qu'elle étudie. Le groupe du transport, qui comprend les prix carburant, a été le seul à retraiter.

L'inflation d'ensemble dévoilée vendredi par Statistique Canada était conforme aux attentes des analystes, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

Ces données démontrent à quel point la dégringolade des prix du pétrole a déjà un impact sur l'économie canadienne.

La Banque du Canada a estimé mercredi que l'économie avait souffert d'un «choc des prix du pétrole», annonçant du même coup qu'elle réduisait son taux d'intérêt directeur d'un quart de point de pourcentage à 0,75 %.

La banque centrale a prédit que l'inflation glisserait temporairement en deçà du niveau d'un % en 2015 - ce qui est inférieur à la cible privilégiée par la banque - avant de regrimper jusqu'à deux % dans la deuxième moitié de l'année.

«Cela appuie un peu ce que la Banque du Canada a fait cette semaine (en abaissant les taux d'intérêt)», a observé l'économiste principal Krishen Rangasamy, en référence à la «faible» inflation de décembre.

L'écroulement du cours du pétrole a aussi convaincu le ministre fédéral des Finances, Joe Oliver, de reporter le dépôt de son prochain budget au moins jusqu'en avril, pour lui laisser le temps d'évaluer la situation.

L'inflation de base - qui exclut les éléments dont les prix sont plus volatils, comme l'essence et les fruits et légumes frais - a légèrement accéléré en décembre pour atteindre 2,2 %, ce qui était aussi conforme aux attentes. L'inflation de base s'était établie à 2,1 % en novembre.

La banque centrale vise une inflation de base le plus près possible de sa cible idéale de 2 %.

La baisse des prix de l'essence a été contrebalancée en partie par des gains dans d'autres secteurs.

Certains biens en particulier ont montré des hausses de prix plus importantes d'une année à l'autre, notamment le gaz naturel, la viande et les cigarettes, avec des croissances respectives de 16,5 %, 13,1 % et 11,4 %. Les prix de ces trois produits avaient aussi fortement grimpé en novembre.

L'inflation annuelle a ralenti en décembre dans presque toutes les provinces, sauf au Manitoba, où elle a accéléré à 1,5 %, comparativement à 1,1 % en novembre.

L'Île-du-Prince-Édouard est en outre la seule province où les prix à la consommation ont carrément reculé par rapport à l'année précédente, avec un déclin de 0,4 %.

Sur une base mensuelle, en données désaisonnalisées, les prix à la consommation d'ensemble ont retraité de 0,1 % en décembre, après avoir reculé de 0,2 % en novembre.

Par ailleurs, Statistique Canada a aussi publié vendredi ses données sur le commerce de détail pour le mois de novembre, dont la valeur a affiché une croissance de 0,4 % à 43 milliards $.

Selon l'agence gouvernementale, cette augmentation a été alimentée par une hausse de 13,4 % des ventes dans les magasins de souliers et par une progression de 4,9 % dans les magasins de vêtements.

Les ventes au détail de bières, de vin et de spiritueux ont diminué d'un %, tandis que celles des supermarchés et autres épiceries ont diminué de 0,4 %.

Jimmy Jean, un économiste chez Desjardins Marchés des capitaux, a affirmé que la hausse des ventes au détail était une «surprise» et a jugé que les différences régionales étaient particulièrement «révélatrices».

Dans une note à ses clients, M. Jean a noté que les ventes les plus robustes avaient été enregistrées au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique, tandis que les déclins avaient eu lieu en Alberta et en Saskatchewan.

Selon M. Rangasamy, la hausse des ventes au détail n'est probablement pas étrangère à la baisse des prix du pétrole.

«Le prix de l'essence a quand même beaucoup baissé, ce qui laisse plus d'argent dans les poches des consommateurs, et il semble qu'ils ont dépensé cet argent-là en novembre, avec des gains dans plusieurs des secteurs des ventes au détail», a-t-il fait valoir.

«On pense que c'est une histoire qui va se répéter en 2015.»




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