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L'inflation en hausse de 2,1 % en juillet

Les prix plus élevés du logement et des... (PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LEDROIT)

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Les prix plus élevés du logement et des aliments ont été les principaux déterminants de la hausse de l'IPC.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Une modeste inflation et de robustes ventes au détail ont envoyé vendredi des messages contradictoires au sujet de l'économie canadienne, ont estimé des économistes.

La hausse du coût de la vie a été tempérée en juillet, a indiqué Statistique Canada, l'inflation annuelle s'étant établie à 2,1 %.

Cela représente un ralentissement par rapport au niveau de l'indice des prix à la consommation en juin, alors qu'il avait grimpé de 2,4 % sur une base annuelle, un sommet de deux ans.

Mais dans un rapport distinct, l'agence gouvernementale a fait état d'une solide croissance des ventes au détail, lesquelles ont bondi de 1,1 % en juin, pour s'établir à 42,6 milliards de dollars - un troisième mois consécutif de hausse qui vient faire grimper de près de 5 % le total des ventes au détail pour la première moitié de 2014.

Les deux rapports ont envoyé des messages bien différents à la Banque du Canada quant à sa politique monétaire, a noté l'économiste en chef de BMO Marchés des capitaux, Doug Porter.

Néanmoins, l'allure générale des chiffres permet de croire que la croissance économique commence à être bien implantée, a précisé M. Porter.

«La banque (centrale) a tendance à prendre l'indice des prix à la consommation un peu plus au sérieux, et l'allure plus calme de l'inflation après sa lancée de la première moitié de l'année va certainement être bien accueillie par ses décideurs», a-t-il expliqué dans une note à ses clients.

«D'un autre côté, la vigueur sous-jacente des dépenses des consommateurs est impressionnante, et elle vient raffermir l'idée que la croissance a connu une belle reprise au printemps et au début de l'été, après son mauvais début d'année.»

La Banque du Canada surveille de près l'inflation lorsqu'elle décide si elle doit hausser ou diminuer les taux d'intérêt.

Son taux directeur se trouve à 1 %depuis près de quatre ans et la plupart des économistes ne s'attendent pas à ce que cette situation évolue avant la mi-2015.

L'inflation de base essentiellement stable

Les prix ont grimpé en juillet dans chacune des huit composantes étudiées par Statistique Canada, les coûts du logement en tête, avec une progression de 3,0 % plus élevée que celle de 2,9 % observée en juin.

Les prix des aliments ont progressé de 2,9 % en juillet, une hausse identique à celle du mois précédent. Les légumes frais sont responsables d'une large partie de cette croissance, avec une hausse de 7,5 % par rapport au même mois l'an dernier.

Les prix du gaz naturel ont décollé en juillet, bondissant de 20,4 % par rapport à il y a un an. Malgré tout, les prix de l'essence n'ont augmenté que de 2,1 % le mois dernier, après avoir gagné 5,4 % en juin.

En excluant les prix de l'énergie et des aliments, l'inflation de base du Canada - la donnée que suit plus attentivement la Banque du Canada - s'est établie à 1,7 % en juillet, en baisse par rapport à celle de 1,8 % de juin. La fourchette visée par la banque centrale pour l'inflation de base se situe entre 1 et 3 %, avec une cible idéale de 2 %.

Du côté des provinces, les hausses les plus importantes des prix à la consommation sont survenues en Ontario, en Saskatchewan et en Alberta. L'inflation annuelle a atteint 2,5 % en Ontario le mois dernier, mais cela représente malgré tout une baisse par rapport à celle de 3 % de juin.

La plus faible inflation en juillet a été observée en Colombie-Britannique, à 1,4 %, contre 1,9 % en juin. Au Québec, les prix à la consommation ont avancé de 1,6 % en juillet, par rapport à une croissance de 1,7 % le mois précédent.

Hausse des ventes au détail

Par ailleurs, les données sur le commerce de détail dévoilées par Statistique Canada pour le mois de juin ont marqué une sixième croissance mensuelle des ventes.

Mais le vice-président aux études économiques de la Banque Scotia, Derek Holt, s'attend à ce que la hausse des ventes - qui atteint un taux désaisonnalisé de 7 % au deuxième trimestre - ne dure pas.

«C'est un rattrapage temporaire de la demande accumulée pendant l'hiver, qui était plus misérable que d'habitude, et ça ne se poursuivra pas au troisième trimestre», a fait valoir M. Holt.

Les ventes au détail ont grimpé dans 8 des 11 sous-secteurs observés, et leur croissance depuis le début de l'année est de 4,7 % par rapport à la même période en 2013.

Les ventes ont avancé dans toutes les provinces sauf en Saskatchewan, où elles ont reculé de 0,9 %. Au Québec, les ventes ont gagné 0,8 %, surtout grâce aux supermarchés et autres épiceries.

En Ontario, les ventes au détail ont augmenté pour la cinquième fois en six mois. Leur progression de 1,0 % en juin était attribuable à la plupart des types de magasins.

De façon générale, les ventes des magasins de marchandises diverses sont celles qui ont le plus augmenté en juin, avec une hausse de 3,9 %.




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