La nouvelle est passée inaperçue parmi la vague d'abolitions de postes annoncées récemment dans l'industrie. La société pharmaceutique Bristol-Myers Squibb (NYQ) a supprimé 31 emplois au Canada la semaine dernière, dont plusieurs au siège social de Montréal.

Mis à jour le 15 févr. 2012
Philippe Mercure LA PRESSE

Dans une note envoyée à La Presse Affaires, BMS évoque notamment la perte d'exclusivité sur le Plavix, un médicament qui prévient la formation des caillots sanguins causant les accidents cardiovasculaires, pour expliquer cette restructuration.

Le Plavix est le deuxième médicament le plus vendu au monde après le Lipitor de la société Pfizer.

Les employés touchés par ces nouveaux licenciements sont des vendeurs dispersés au Canada et des employés du siège social de Montréal.

Bristol-Myers Squibb avait fermé en 2007 son laboratoire de Candiac, au Québec ce qui avait entraîné 115 licenciements.

Depuis, la société emploie 300 personnes au pays.

Plusieurs coups durs

Le secteur des sciences de la vie montréalais a encaissé plusieurs coups durs au cours des derniers mois. AstraZeneca a aboli 132 postes au début du mois, une nouvelle qui suivait la fermeture du centre de recherche de Johnson&Johnson annoncée le 10 janvier. Le lendemain, la multinationale française a aussi annoncé l'abolition d'une centaine de postes au Canada, dont la plupart à Montréal.