Le ministre des Finances est déterminé à éliminer le déficit le plus rapidement possible, et à utiliser les augmentations de tarifs plutôt que les hausses d'impôt pour y parvenir.

Mis à jour le 23 févr. 2010
Hélène Baril
Hélène Baril LA PRESSE

Devant le Conseil du patronat, Raymond Bachand a soutenu hier qu'il est important d'avoir retrouvé l'équilibre budgétaire avant que le nombre de travailleurs se mette à diminuer dans trois ans. «Pourquoi en 2013-2014? Ce n'est pas un caprice. C'est à ce moment que l'équilibre démographique change, a-t-il dit.

Le ministre des Finances a averti les Québécois que les prochaines années seront difficiles. «Si on veut maintenir les services, il faut payer pour.»

Des hausses de tarifs sont à prévoir, a laissé entendre Raymond Bachand, à quelques semaines du dépôt de son premier budget. «Si on est capables de réfléchir à chaque service, qu'est-ce qui est juste que je paye, qu'est-ce qui est juste que la collectivité paye, on va commencer à faire la révolution culturelle qui va faire qu'on va ultimement trouver une bonne solution», a-t-il exprimé.

Le Québec offre plus de services que l'Ontario, et les usagers de ces services paient moins au Québec qu'en Ontario, a souligné M. Bachand.

Seulement 12% des services gouvernementaux sont tarifés et les tarifs sont la plupart du temps très inférieurs au coût de ces services. Par exemple, les parents ne paient que 16% du coût des services de garde et les prestataires de l'assurance médicament ne défraient que 37% du coût de ce service.