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Le PDG de GE ne peut prédire la fin de la crise

Jeffrey Immelt... (Photo: Bloomberg)

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Jeffrey Immelt

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Agence France-Presse
Washington

Le PDG du conglomérat américain General Electric (GE), Jeffrey Immelt, a reconnu mercredi qu'il était «difficile de prédire» la durée et la profondeur de la crise économique, mais que le groupe pouvait y saisir des «occasions de croissance à long terme».

«C'est la pire situation (économique) depuis 80 ans, et il est difficile de prédire à quel point ça va être dur, et combien de temps ça va durer. Il y aura encore des turbulences, ne vous y trompez-pas!», a-t-il lancé aux actionnaires du groupe, réunis en assemblée générale à Orlando.Cependant, «GE possède les capacités pour traverser cette période difficile», et «dans un environnement économique mondial où sont valorisés l'énergie propre, un système de santé abordable et les services, le groupe a des occasions pour se développer», a ajouté M. Immelt.

«Nous voulons nous concentrer sur des secteurs essentiels (...), notamment en encourageant les investissements sur l'innovation, et accélérer la recherche et le développement sur l'énergie propre, qui nous ont déjà permis de réaliser des économies à l'interne», a poursuivi M. Immelt.

Par ailleurs, «nous devons bâtir un GE Capital plus ramassé et plus concentré», a-t-il ajouté, évoquant la filiale financière du groupe.

De son côté, le directeur financier Keith Sherin a tenté de désamorcer les critiques éventuelles des petits porteurs après l'annonce à la fin de février de la division par trois du dividende trimestriel versé par le groupe, jusqu'alors l'entreprise américaine qui rémunérait le mieux ses actionnaires.

«Réduire le dividende a été une décision très difficile, la plus difficile que nous ayons eu à prendre. Mais à la fin, le choix a été fait de protéger nos activités», a-t-il expliqué.

M. Sherin s'est par ailleurs voulu rassurant sur la santé de GE Capital: «Nous n'avons pas produit et ne produisons pas de dette à risque (...) Nous participons à un programme de prêt gouvernemental, mais nous payons pour cela, et conservons entièrement notre indépendance», a-t-il souligné.

GE, dont les activités vont des turbines électriques aux médias en passant par l'électroménager et les ampoules, a annoncé vendredi un profit trimestriel de 2,89 milliards, en recul de 35%, mais très supérieur aux attentes du marché. Sa filiale financière est aussi restée bénéficiaire.

Les inquiétudes sur GE Capital «ont fait du mal» au cours du titre GE à la Bourse de New York, mais «toutes les entreprises cotées ont souffert de l'environnement et de la crise financière» et «GE est déjà remonté par rapport à ses plus bas de mars», a indiqué M. Sherin. En un an, l'action de General Electric a perdu près de 64% de sa valeur à Wall Street.




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