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L'économie mondiale va se contracter de 1,3% en 2009

Jeannine Aversa
Associated Press
Washington

L'économie mondiale va se contracter de 1,3%, selon le Fonds monétaire international, ajoutant que cette prévision, si elle se réalise, marquerait de loin la récession la plus profonde de la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale.

L'économie mondiale devrait se contracter de 1,3% en 2009, signalant la première récession globale depuis plus de 60 ans, avant de croître à nouveau de 1,9% en 2010, a estimé mercredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans la zone euro, le recul serait de 4,2% cette année.«Cela constituerait de loin la récession la plus profonde de la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale», affirme le FMI dans ses «Perspectives économiques mondiales» publiées mercredi. ôôLes quatre coins du monde sont affectés».

«Jamais dans l'histoire moderne, autant de pays du monde n'ont été touchés simultanément par la confluence d'une tourmente économique et financière telle que celle que nous traversons actuellement», a de son côté déclaré le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner, expliquant que les Etats-Unis portaient une part de responsabilité substantielle dans cette crise qui, selon le FMI pourrait coûter jusqu'à 4.000 milliards de dollars.

Ces nouvelles prévisions représentent une forte révision à la baisse par rapport à janvier, quand le FMI tablait sur une croissance mondiale de 0,5%.

Parmi les pays industrialisés, c'est le Japon qui devrait souffrir le plus en 2009, avec une contraction de son produit intérieur brut (PIB) de 6,2%, suivi de la Russie (6%), l'Allemagne (5,6%) et la Grande-Bretagne (4,1%). L'économie française se contractera, elle, de 3,0%, tandis que le PIB des Etats-Unis reculera, lui, de 2,8%, du jamais vu depuis 1946. Selon le FMI, la croissance chinoise se ralentira à 6,5%, et celle de l'Inde à 4,5%.

Ces mauvaises chiffres auront des conséquences directes sur l'emploi. En France, le taux de chômage devrait atteindre 9,6% de la population active fin 2009 et continuer d'augmenter l'année prochaine pour parvenir à 10,1%. En Allemagne, il sera de 9% fin 2009 et 10,8% fin 2010, de 8,9% et 10,1% aux Etats-Unis, et de 7,4% et 9,2% en Grande-Bretagne.

Selon Brian Bethune, économiste pour la firme IHS Global Insight, au moins dix millions d'emplois pourraient être perdus cette année dans le monde, la plupart aux Etats-Unis et en Europe.

A l'échelle mondiale, la reprise devrait s'amorcer timidement en 2010, avec une croissance de 1,9%, selon le FMI. Les PIB du Japon, de la Russie, du Canada et du Mexique devraient croître de nouveau, tout comme celui de la France (+0,4%),tandis que la croissance sera nulle aux Etats-Unis et encore négative en Allemagne (-1%) et en Grande-Bretagne (0,4%).

Dans la zone euro, qui compte 16 pays, la récession pour 2009 sera la plus violente en Irlande, qui devrait tourner la page du boom de la construction, et en Allemagne, dont l'économie largement basée sur les exportations souffre du ralentissement de la demande mondiale.

De manière générale, la stabilisation des marchés financiers mondiaux et la relance des marchés du crédit aux entreprises et aux particuliers prendront plus de temps qu'initialement prévu, prévient le FMI, qui égratigne au passage les autorités économiques européennes, accusées d'avoir mis trop de temps à réagir face à l'ampleur de la crise.

Si la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux d'intérêt à 1,25% et que les gouvernements de l'UE ont mis en place des plans de relance, le FMI estime que de nouvelles mesures sont nécessaires pour résoudre les problèmes, et notamment la situation délicate des pays d'Europe de l'Est.

Les difficultés économiques mondiales ont entraîné un assèchement des principales ressources de capitaux et de crédit des économies émergentes d'Europe de l'Est, obligeant certains (Hongrie, Lettonie, Roumanie, Ukraine et Serbie) à demander l'aide du FMI.

«Il est urgent de mettre en place de nouveaux schémas d'assistance mutuelle au sein de l'UE, ou de renforcer ceux qui existent déjà, afin de faciliter une réponse rapide et commune aux difficultés de paiement qui se font jour dans tous les pays de l'UE, et, idéalement, dans chaque pays voisin de l'Union européenne», souligne FMI, précisant que l'effondrement d'un pays pourrait en entraîner d'autres dans sa chute.




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