Le groupe informatique américain IBM est sur le point de supprimer dans le domaine des services quelque 5000 emplois aux États-Unis, dont beaucoup seront transférés en Inde, a affirmé mercredi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Un représentant de l'organisation syndicale alliance@ibm, interrogé par l'AFP, a indiqué que des licenciements étaient attendus jeudi.

«Nous ne saurons pas le vrai chiffre avant qu'IBM commence à supprimer ces emplois jeudi», a indiqué cette source.

En début d'année, IBM avait annoncé le licenciement d'environ 4600 employés dans ses activités de logiciels, de ventes, de semi-conducteurs et activités financières, selon des documents internes consultés par le journal.

L'activité de services, la plus importante du groupe en terme de chiffre d'affaires, compte quelque 180 000 employés dans le monde.

Le PDG d'IBM, Samuel Palmisano, avait indiqué début mars que le groupe, qui a dégagé en 2008 un bénéfice net en hausse de 18,4% à 12,3 milliards de dollars malgré des conditions de marché difficiles, allait se montrer «offensif» pour sortir de la crise.

Le Wall Street Journal avait mentionné la semaine dernière l'éventuelle acquisition par IBM de son compatriote Sun Microsystems, tandis que la presse indienne évoquait l'intérêt de l'américain pour le rachat de la majeure partie du capital de Satyam, ex-fleuron indien des services informatiques.

Les effectifs d'IBM aux États-Unis avait déjà baissé en 2008, passant de 121 000 à 115 000, mais ils ont progressé dans le monde, de 386 558 à 398 500 personnes, souligne le journal.