Les mauvaises nouvelles économiques ne cessent de s'accumuler, mais si l'on se donne la peine de creuser un peu, il existe déjà certains signes d'une reprise.

Mis à jour le 20 févr. 2009
André Simard
André Simard LA PRESSE

L'économiste Glen Hodgson précise dans un billet publié vendredi sur le site du Conference Board du Canada que certains indicateurs semblent annoncer la fin de la récession.

Tout d'abord, après une grave chute du marché de la revente de maisons aux États-Unis l'an dernier, les promesses de vente de maisons ont augmenté de 6% en décembre. La baisse des taux hypothécaires et des prix des maisons facilitent actuellement l'accès à la propriété.

Le secteur de la construction de maisons neuves étant pratiquement paralysé, l'inventaire des maisons existantes en attente d'être vendues peut donc s'écouler. Le plan de relance immobilier d'Obama devrait également aider à diminuer le nombre de saisies immobilières.

Selon M. Hodgson, ces facteurs suggèrent que le marché immobilier résidentiel des États-Unis va atteindre son creux à la fin de 2009 ou au début de 2010.

Du côté des marchés boursiers, l'économiste croit que le creux a déjà été atteint vers la fin de novembre 2008 en Amérique du Nord et s'attend à une hausse modeste des indices en 2009. Il avertit cependant que des journées difficiles restent à venir alors que les entreprises dévoilent leurs résultats du quatrième trimestre de 2008.

Le Conference Board prévoit un recul de 30% des profits des entreprises canadiennes au quatrième trimestre.

D'autres indicateurs comme le prix de livraison des matières en vrac, le niveau de risque des marchés financiers, ainsi que l'indicateur avancé et la confiance des consommateurs publiés par Statistique Canada, pointent tous vers une reprise.

Mais Glen Hodgson prévient que ces signes sont encore timides et que le fond n'est pas encore atteint. Le Conference Board prévoist un recul du PIB canadien au cours du premier semestre de 2009 avant un retour à la croissance aux troisième et quatrième trimestres. Le taux de chômage devrait augmenter toute l'année et culminer à 8% au Canada.

L'année 2009 sera plus difficile aux États-Unis avec une contraction prévue de 2% de l'économie et une tiède reprise anticipée en 2010.

L'économiste du Conference Board souligne cependant que derrière le flot de mauvaises nouvelles économiques, émergent des signes de guérison de l'économie en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.