Airbus a annoncé mercredi la suppression d'environ 10 000 postes sur quatre ans, sans «aucun licenciement sec».

Associated Press

Airbus a annoncé mercredi la suppression d'environ 10 000 postes sur quatre ans, sans «aucun licenciement sec».

Les sites de Saint-Nazaire-Ville, Laupheim et Varel, en Allemagne, devraient faire l'objet d'une cession, ou voir leurs activités regroupées avec celles d'autres sites.

Des «partenariats industriels» sont par ailleurs recherchés pour les établissements de Nordenham, en Allemagne, Filton, en Angleterre, et Méaulte (Somme).

«La direction d'Airbus propose la suppression progressive de 10 000 postes sur quatre ans, dont 3200 en France, 3700 en Allemagne, 400 en Espagne, 1600 au Royaume-Uni et 1100 au sein du siège central d'Airbus à Toulouse», a annoncé la direction de l'avionneur mercredi. Ces suppressions de postes concernerony 5000 salariés d'Airbus et 5000 intérimaires ou employés de sous-traitants.

«À ce stade, la direction d'Airbus n'envisage aucun licenciement sec», assure la direction dans ce texte diffusé à l'issue d'un comité européen mercredi à Toulouse, et alors que le PDG d'Airbus Louis Gallois tenait une conférence de presse.

Six sites vont voir leurs activités restructurées. Airbus envisage ainsi «des partenariats industriels sur ses établissements de Filton, Méaulte et Nordenham, de manière à faciliter leur mutation technologique du métallique vers un mode de conception et de fabrication en composites».

L'entreprise dit avoir «d'ores et déjà reçu des propositions spontanées de partenaires industriels potentiels prêts à investir sur ces sites».

Quant aux établissements de Laupheim, Saint-Nazaire-Ville et Varel, ils «continueront d'assurer durablement d'importants volumes de travail dans le cadre des programmes aéronautiques actuels d'Airbus, tels que l'A380, les familles A320 et A330/A340, ainsi que l'A400M», assure la direction d'Airbus, qui avertit cependant qu'elle va, «au cours des années à venir (...), chercher des opportunités viables pour ces sites, parmi lesquelles des options de cession à des fournisseurs clé, de rachat par les salariés ou de regroupement avec des sites voisins».

«Ces options seront examinées au cas par cas. D'ici là, ces établissements amélioreront leur compétitivité en appliquant des principes de production «au plus juste», et d'amélioration continue de la productivité».