L'entreprise de biotechnologie montréalaise Haemacure a annoncé que son projet Hemaseel sera plus long et plus coûteux que prévu en raison d'exigences accrues de la part des autorités réglementaires.

Philippe Mercure

L'entreprise de biotechnologie montréalaise Haemacure a annoncé que son projet Hemaseel sera plus long et plus coûteux que prévu en raison d'exigences accrues de la part des autorités réglementaires.

Le projet vise à développer deux colles biologiques pour arrêter les saignements pendant les chirurgies. De 36 mois et 25 millions de dollars US initialement, les estimés sont passés à 40 mois et 44 millions US «dans l'hypothèse où le financement de l'équipement de production restant à acheter est obtenu en temps opportun«, a indiqué Joseph Galli, président du conseil et chef de la direction.

M. Galli explique que les autorités comme la Food and Drug Administration américaine ont augmenté le nombre de patients sur lesquels devront être testés les produits.

«Il y a aussi eu un délai dans l'obtention du financement qui a fait en sorte que les coûts des équipements ont augmenté», a expliqué M. Galli à La Presse Affaires.

Hameacure a obtenu un placement privé de 9,5 millions de dollars en janvier dernier, en plus de récolter 3 millions en émettant des actions supplémentaires. Mais elle a besoin de 6 millions US pour construire une usine à Sarasota, en Floride, où les colles seront fabriquées. L'entreprise estime qu'une fois le financement obtenu, l'usine pourrait entrer en production de 12 à 14 mois plus tard, pour des essais cliniques complétés en 2009 et une mise en marché en 2010.

Haemacure a aussi confirmé hier que M. Galli cumulera les postes de président du conseil et chef de la direction, prenant la relève de Marc Paquin, qui demeure président et administrateur. L'annonce d'hier est survenue après la fermeture des marchés; l'action a perdu 2 cents en journée pour clôturer à 20,5 cents.