Les intentions de construction ont atteint un autre sommet en 2006, surtout grâce à la forte croissance de la demande résidentielle et non résidentielle dans l'Ouest canadien.

Jean-François Cloutier

Les intentions de construction ont atteint un autre sommet en 2006, surtout grâce à la forte croissance de la demande résidentielle et non résidentielle dans l'Ouest canadien.

La valeur annuelle des permis a ainsi augmenté pour une 11e année d'affilée.

Les municipalités ont délivré des permis de bâtir pour une valeur record de 66,2 milliards de dollars, soit 9,0 % de plus que le précédent sommet de 60,8 milliards de dollars atteint en 2005.

Les intentions de construction ont atteint de nouveaux sommets dans chaque province, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard et en Ontario.

Quoiqu'il en soit, le portrait général aurait été moins reluisant sans l'apport des deux provinces les plus à l'ouest.

Si l'Alberta et la Colombie-Britannique avaient été exclues, la valeur globale des permis aurait augmenté de seulement 1,0 % au lieu de 9,0 %.

Ce sont ces deux provinces qui ont montré les plus fortes hausses dans les composantes résidentielle et non résidentielle.

Au Québec, la progression globale est de 5,1 %, attribuable au secteur non résidentiel (+ 20%) qui a contrebalancé un secteur résidentiel en faible baisse (-1,4%).

Parmi les villes, c'est Trois-Rivières qui y remporte la palme de la plus forte progression, laquelle atteint 40,6% entre 2005 et 2006, alors que Montréal doit se contenter d'une augmentation modeste de 2,6%.

Après cette année record, la plupart des experts s'attendent à assister à un ralentissement de la construction en 2007.

Le mois de décembre 2006 pourrait d'ailleurs en être un présage, alors que la valeur totale des permis de construction a décrû de 7,8% par rapport à novembre, pour totaliser 5,8 G$.