Plus que les autres Canadiens, les Québécois pensent qu'être «riche» à la retraite n'est pas seulement une question d'argent.

Jean-François Cloutier

Plus que les autres Canadiens, les Québécois pensent qu'être «riche» à la retraite n'est pas seulement une question d'argent.

Selon le dernier sondage de RBC Groupe Financier sur les REER, ce sentiment est exprimé par 47% des Québécois qui pensent à leur retraite, contre 40% des autres Canadiens.

Pour Danielle Coutlee, directrice, Stratégie de vente et soutien chez RBC, «le mode de vie semble plus important pour les habitants du Québec que pour les Canadiens des autres provinces - et il se peut que cette attitude des Québécois s'étende à la façon dont ils pensent à la retraite».

Selon le sondage de RBC, parmi les facteurs qui influent le plus sur le choix du moment de la retraite, les Québécois classent en premier : se rendre compte qu'il est temps de penser à soi-même plutôt qu'aux autres (jugé très important par 53% des répondants du Québec, comparativement à 38% pour l'ensemble des Canadiens) ; choisir l'endroit où ils vivront (Québec, 46% ; Canada, 40%) et planifier les activités qu'ils voudront faire à la retraite (Québec, 47% ; Canada, 40%).

«Cela signifie que les Québécois ont peut-être une meilleure idée de leurs priorités dans la vie et qu'ils peuvent visualiser ce qu'ils feront de leur retraite et comment ils ont l'intention de vivre pendant toutes ces années», explique Mme Coutlee.

Au Canada, quand on demande à l'ensemble des Canadiens de citer les facteurs qui influeront le plus sur le moment où ils décideront de prendre leur retraite, 54% des répondants citent les soins de santé comme une considération extrêmement importante, juste derrière calculer le montant d'argent à épargner ou investir pour assurer une retraite confortable (61%).

Ces conclusions sont tirées d'un sondage RBC Banque Royale/Ipsos Reid effectué entre le 12 et le 26 octobre 2006.