Le groupe de distribution Wal-Mart (WMT) a renoncé à installer à Manhattan à New York un grand magasin après une levée de boucliers de syndicats, de partis politiques et d'habitants.

Agence France-Presse

Le groupe de distribution Wal-Mart [[|ticker sym='WMT'|]] a renoncé à installer à Manhattan à New York un grand magasin après une levée de boucliers de syndicats, de partis politiques et d'habitants.

Lee Scott, PDG du groupe, a admis cet échec dans un entretien publié mercredi par le New York Times. «Cela n'en vaut pas la peine» et «peu m'importe, si nous n'y sommes jamais», a-t-il déclaré, en soulignant combien implanter un magasin à New York était coûteux et compliqué.

Wal-Mart, leader mondial de la distribution, compte environ 4000 magasins aux États-Unis. Mais son développement se heurte à une vive opposition dans les plus grandes villes américaines, dernier espace américain qui lui échappe.

À New York, la fronde a été menée par les syndicats, aux côté d'associations de commerçants, et avec les représentants démocrates des conseils municipaux.

Les syndicats estiment que même si les magasins de Wal-Mart sont bon marché pour les consommateurs, les salaires qu'il offre sont si bas que beaucoup de ses employés sont au seuil de la pauvreté . Ses concurrents sont aussi sous pression pour réduire les salaires et les avantages sociaux, estiment-ils.

Pour M. Scott, l'opposition rencontrée par Wal-Mart à New York, Chicago, Cleveland, Los Angeles et d'autres grandes villes sont toutes liées.

«Le lien, ce sont les syndicats». «Il est trop difficile de faire de l'argent» à New York, a ajouté le PDG, en dénonçant le snobisme de ses habitants et leur sentiment d'appartenir à une élite. «Voilà des gens qui se jugent meilleurs que nous et ne veulent pas d'un Wal-Mart chez eux», a-t-il dit.