L'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs et Travailleuses de l'Aérospatiale (l'AIMTA) dénonce la décision du gouvernement fédéral de ne pas exiger de Boeing des retombées économiques importantes en échange du contrat de 3,4 G$, octroyé sans appels d'offres, pour l'achat des supertransporteurs aériens C-17.

Presse Canadienne

L'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs et Travailleuses de l'Aérospatiale (l'AIMTA) dénonce la décision du gouvernement fédéral de ne pas exiger de Boeing des retombées économiques importantes en échange du contrat de 3,4 G$, octroyé sans appels d'offres, pour l'achat des supertransporteurs aériens C-17.

L'organisation syndicale estime que la réponse du ministre fédéral de l'Industrie, Maxime Bernier, voulant qu'il laisse le marché décider, dénote un manque d'engagement du gouvernement fédéral pour le soutien de l'industrie aérospatiale québécoise qui compte plus de 240 entreprises qui emploie 46 000 travailleurs.

De son côté, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ne cache pas sa déception quant au refus des ministres québécois du gouvernement Harper d'intervenir auprès de la multinationale américaine Boeing pour que le Québec bénéficie de retombées importantes de ce contrat.

La FCCQ rappelle que c'est au Québec qu'il y a la plus forte concentration d'entreprises, notamment des PME, dans l'industrie aéronautique canadienne et par conséquent, que ce serait une décision structurante que d'investir là où une grappe industrielle a été bien développée et où l'expertise se trouve.