Le gouvernement fédéral a présenté vendredi une législation destinée à forcer le retour au travail des 2800 grévistes du Canadien National.

Presse Canadienne

Le gouvernement fédéral a présenté vendredi une législation destinée à forcer le retour au travail des 2800 grévistes du Canadien National.

Mais comme le NPD et le Bloc québécois ne sont pas pressés de l'appuyer, son adoption prendra plusieurs jours.

Le gouvernement tente de suspendre les règles de procédure pour accélérer l'adoption du projet de loi, mais seuls les libéraux l'appuient dans cette tentative.

Le ministre fédéral du Travail, Jean-Pierre Blackburn, affirme que s'il obtenait l'appui de tous les autres partis, la loi serait adoptée en une heure.

Le débat reprendra mardi, mais seulement sur la motion qui vise à accélérer l'adoption du projet de loi. Il faudra encore voter sur cette motion avant de commencer à débattre, puis voter sur le projet de loi.

Selon le ministre Blackburn, cette grève des chefs de train, serre-freins et chefs de triage, sans contrat depuis le 31 décembre dernier, nuit trop à l'économie canadienne. Il déplore des mises à pied, des retards et des interruptions de livraison à travers le pays.

M. Blackburn dit qu'il est en contact constant avec les médiateurs fédéraux impliqués dans le dossier et que rien ne laisse croire, selon ses plus récentes informations, qu'un règlement du litige est imminent.

Les questions de la sécurité, des conditions de travail et des salaires sont les principaux éléments en litige.

Alors que la grève se poursuit au CN, pour une 14e journée, Ford du Canada, une des nombreuses entreprises affectées par le conflit de travail, a décidé de fermer, pour une période indéterminée, son usine de St. Thomas, dans le sud-ouest de l'Ontario, en raison de problèmes d'approvisionnement.

La mesure affecte 2300 personnes travaillant à l'usine, qui fabrique les modèles Crown Victoria et Grand Marquis.

Les quarts de travail à St. Thomas avaient été réduits depuis deux semaines en raison de la grève du CN.

Lauren More, une porte-parole de Ford du Canada, n'a pu dire à quel moment l'usine serait rouverte, précisant que la situation serait évaluée chaque jour.