Le gouvernement fédéral a multiplié les efforts, lundi, afin de mettre un terme à la grève du CN (T.CNR) amorcée il y a 10 jours.

Presse Canadienne

Le gouvernement fédéral a multiplié les efforts, lundi, afin de mettre un terme à la grève du CN [[|ticker sym='T.CNR'|]] amorcée il y a 10 jours.

«Je veux que le règlement du conflit soit une question d'heures, pas de jours», a déclaré lundi soir le ministre fédéral du Travail, Jean-Pierre Blackburn.

M. Blackburn, pressé d'agir rapidement, a désigné un médiateur après avoir refusé de répondre directement, plus tôt en journée, à une question portant sur l'éventuelle adoption d'une législation forçant le retour au travail. Il a affirmé que le médiateur rencontrerait les deux parties ce mardi.

Entre-temps, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a refusé lundi soir de déclarer illégal le conflit de travail.

Le syndicat des Travailleurs unis des transports (TUT) avait affirmé qu'il respecterait une décision de l'organisme et ajouté que les 2800 grévistes reprendraient le travail si la requête du CN en faveur d'un ordre de retour au travail obtenait une réponse favorable.

Egalement lundi, le négociateur en chef des TUT au Canada dans le cadre du conflit du CN a été écarté du dossier par le syndicat UTU International, dont le siège est situé aux États-Unis. Rex Beatty a été remplacé par deux vice-présidents canadiens de l'organisation syndicale, John Armstrong et Robert Sharpe.

Un porte-parole de UTU International, qui juge la grève illégale parce qu'elle n'a pas été autorisée par le président du syndicat, a affirmé depuis Washington qu'il reviendrait aux deux négociateurs de décider de poursuivre la grève ou de calmer les choses pendant un certain temps.

De nombreuses sociétés et associations industrielles canadiennes ont déploré l'impact du conflit, qui a paralysé les opérations d'expédition du CN et contraint maintes entreprises à réduire leur production.

L'arrêt de travail a fait mal aux exportateurs, mais il n'a pas encore vraiment eu d'impact sur les prix à la consommation ou la disponibilité des produits sur les tablettes des magasins. Néanmoins, une grève prolongée pourrait affecter le secteur de la consommation.

M. Blackburn a dit être «préoccupé» par l'impact que pourrait avoir le conflit.