Jugeant qu'une décision arbitrale n'est pas satisfaisante, Bombardier (T.BBD.B) retire ses billes du controversé consortium Metronet, un partenariat-public-privé responsable des travaux sur les deux tiers du célèbre métro londonien.

Michel Munger

Jugeant qu'une décision arbitrale n'est pas satisfaisante, Bombardier [[|ticker sym='T.BBD.B'|]] retire ses billes du controversé consortium Metronet, un partenariat-public-privé responsable des travaux sur les deux tiers du célèbre métro londonien.

Lundi, un arbitrage a imposé au London Underground le paiement de 121 millions de livres (246 M$ US), soit 330 millions (671 M$ US) de moins que demandé à l'origine.

Cet argent servira à financier le consortium, dont les dépassements de coûts font les manchettes. London Underground ne voulait pas débourser un sou de plus que prévu à l'origine.

Metronet a été critiqué par l'arbitre Chris Bolt pour son efficacité, un motif qui a servi à appuyer le choix d'une somme plus basse que celle demandée..

Suite à la décision arbitrale, Bombardier évoque des «incertitudes» sur le financement du consortium et prévoit radier un investissement de 164 M$ US lors du deuxième trimestre 2008.

Metronet travaille sur 12 lignes du métro londonien. Bombardier détient toujours environ 6,7 G$ US de contrats avec le consortium pour des trains, de la signalisation et de l'entretien.

Les entreprises qui font partie du partenariat sont Bombardier, WS Atkins, Balfour Beatty, EDF Energy et Thames Water.