Quand les Bourses ont flanché, à la fin d'août, Martin Roberge a racheté des actions. La Bourse chuterait encore de 5% la semaine prochaine qu'il aurait la même réaction.

Stéphanie Grammond

Quand les Bourses ont flanché, à la fin d'août, Martin Roberge a racheté des actions. La Bourse chuterait encore de 5% la semaine prochaine qu'il aurait la même réaction.

À son avis, la crise des hypothèques à risque a tout simplement ramené la Bourse à des valeurs plus saines. Purgée de ses excès de liquidités, elle reprendra sa hausse à long terme, estime le stratège quantitatif de Valeurs mobilières Dundee.

Ce qui l'inquiète le plus: le resserrement du crédit arrive à un bien mauvais moment, alors que les dépenses en capital des entreprises font du surplace depuis un an. «Un mélange plutôt toxique pour la Bourse», dit M. Roberge.

Les entreprises ont préféré utiliser leurs liquidités pour racheter leurs actions à la Bourse et pour hausser leur dividende ces dernières années. Elles ont négligé d'investir dans leur croissance future.

Maintenant que les banquiers sont recroquevillés en position foetale dans leur bureau, il sera plus difficile de financer les investissements. Ce qui l'encourage: l'essor de la Chine est un moteur extraordinaire qu'il ne faut pas perdre de vue.

Conseil d'ami: «Les investisseurs devraient profiter d'un prochain repli pour racheter des actions», dit le stratège. Treize mille points sur l'indice TSX de la Bourse canadienne, et 1400 points sur l'indice S&P 500 de la Bourse américaine, sont de bons points d'entrée.

À fuir: les secteurs sensibles à l'économie intérieure, comme la consommation discrétionnaire et les services financiers. Il est vrai que les titres des banques ont considérablement baissé. Mais elles ne sont pas au bout de leurs peines. La grande question: «Quelle sera la source de croissance future?»

À saisir: les titres de croissance: biotechnologie, technologie et télécommunication. Le stratège pointe trois fonds négociés en Bourse, des portefeuilles diversifiés qui reflètent la composition d'un indice boursier mais qui s'achètent comme une action à la Bourse.

Il suggère le iShares biotech (IBB), qui trace la performance du sous-indice des biotechs du NASDAQ, ainsi que le Spider Techno (XLK) qui renferme les titres de technologie du S&P5 00. Et il ajoute une touche d'or, avec un iShares (XGD) qui regroupe les grandes sociétés aurifères du monde.