Roche vire littéralement au vert. À partir du 1er octobre, l'entreprise deviendra la première firme d'ingénieurs au Québec à posséder un secteur spécifique en développement durable.

Olivier Bourque

Roche vire littéralement au vert. À partir du 1er octobre, l'entreprise deviendra la première firme d'ingénieurs au Québec à posséder un secteur spécifique en développement durable.

Pour l'entreprise, il devenait impératif d'incorporer cette variable dans toutes les sphères de l'entreprise. Le marché l'imposait de plus en plus, comme le souligne Mario Martel, président de Roche.

«Il s'agissait d'une préoccupation pour nous. Notre clientèle est de plus en plus impliquée dans le développement durable», souligne-t-il.

S'ajoute à cela la culture propre de l'entreprise. Depuis plusieurs années, Roche a développé des manières de faire écolos avec ses employés. Des sacs environnementaux sont disponibles, les verres en styromousse ont été éliminés.

Le Yin et le Yang

Il était donc dans la normalité des choses que l'entreprise se dote d'une personne capable d'expliquer ce qu'est le développement durable et d'intégrer le concept dans tous les secteurs.

Finalement, Roche a trouvé «son homme» en la personne de Gaston Déry. Un candidat idéal qui a travaillé dans différentes industries, tout en conservant un profil vert.

«J'ai toujours eu les deux côtés. C'est comme le yin et yang», indique le principal intéressé.

Il faut dire que la candidature de Gaston Déry était évidente pour Roche. L'ingénieur forestier a été associé à plusieurs causes environnementales, a siégé à des comités de protection de la forêt québécoise et a été un des acteurs du changement qui a mené le Québec vers les pesticides biologiques.

Il a également été récipiendaire du Phénix de l'environnement en 2007 avec son projet de l'île aux Pommes, première réserve naturelle de l'estuaire du Saint-Laurent en milieu privé.

M. Déry agit en ce moment comme vice-président de l'Industrie manufacturière chez Pôle Québec Chaudière-Appalaches. Le changement s'effectuera début octobre.

«Chez Roche, on m'a dit qu'on ne voulait pas engager quelqu'un seulement pour l'image, mais bien une personne qui est capable d'engendrer des actions écologiques», affirme M. Déry. Le nouveau vice-président aura notamment à expliquer aux clients comment le développement durable peut s'imbriquer dans les projets.

Toutefois, une inconnue demeure : est-ce que le concept engendrera des coûts supplémentaires? «C'est du cas par cas, des fois ce sera plus cher, mais pas nécessairement», affirme le président.

L'entreprise possédait déjà une section environnement, mais le nouveau secteur agira selon un modus operandi bien précis.

«Nous nous demanderons : dans un contexte de développement durable, que pouvons nous faire?», souligne M. Martel.

L'investissement de départ est de 250 000 $ pour Roche. Mais il s'agit d'un montant qui évoluera, affirme le président.