Nav Canada a annoncé jeudi qu’elle renonçait à fermer la tour de contrôle de l’aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu, dont la fin des opérations était prévue pour la mi-2021.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

Les 8 contrôleurs aériens de Saint-Jean-sur-Richelieu pourront donc conserver leur emploi. Les 11 mises à pied prévues au Centre de contrôle aérien de Montréal sont également révisées à la baisse à 8, selon Benoit Vachon, vice-président régional de l’Association canadienne du contrôle du trafic aérien (ACCTA).

Nav Canada conservera également des services dans les sept autres tours menacées de fermeture.

L’entreprise qui gère l’espace aérien canadien a pris cette décision après « de nombreuses consultations avec des transporteurs aériens, des aéroports, des associations de l’industrie, des élus locaux et des parties prenantes internes », peut-on lire dans le communiqué.

L’entreprise poursuivra des études sur les services offerts dans les différentes tours visées par des compressions. D’autres solutions sont envisagées comme la réduction des heures d’opération.

Nav Canada a été créée en 1996 lors de la privatisation des services de contrôle aériens, alors assurés par Transports Canada. Nav Canada est une entreprise à but non lucratif sans capital-actions. Elle se finance en exigeant des redevances aux transporteurs aériens qui utilisent l’espace aérien du Canada. Elle a dû augmenter ses tarifs de près de 30 % l’été dernier et a licencié 900 personnes, soit 17,5 % de sa main-d’œuvre, depuis le début de la pandémie.