(Montréal) L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a indiqué mercredi qu’un total de 16 cas de variole du singe ont été confirmés au Canada et que tous ces cas ont été signalés au Québec.

Mis à jour le 26 mai
La Presse Canadienne

D’autres échantillons, provenant de plusieurs administrations, font aussi l’objet de vérifications au Laboratoire national de microbiologie (LNM) à Winnipeg, a indiqué l’ASPC dans un communiqué émis en soirée.

Montréal demeure le point central au pays des cas de variole du singe, alors que la métropole québécoise compte désormais 13 cas confirmés et 14 cas « suspectés » du virus.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a fait état de ce nouveau bilan, mercredi, sur Twitter. Pour le moment, aucun cas investigué n’a été sévèrement malade, affirme la Santé publique.

Mardi, le ministère de la Santé rapportait 15 cas d’infections confirmés dans l’ensemble de la province.

L’Agence de la santé publique du Canada a fourni au Québec une petite quantité de vaccins Imvamune provenant de la Réserve nationale stratégique d’urgence (RNSU) du Canada afin de soutenir la province dans son intervention ciblée, a précisé l’ASPC mercredi soir.

À Toronto, la Santé publique a indiqué mercredi qu’il y a deux nouveaux cas suspects de variole du singe dans la ville, ainsi qu’un cas probable du virus qui fait l’objet d’une enquête. Cela porte à quatre le nombre total de cas dans la ville faisant l’objet d’une enquête.

L’agence à Toronto a précisé que les trois nouveaux cas sont des hommes — deux dans la trentaine et un dans la vingtaine — et que leur état de santé est bon.

Selon elle, l’un des trois hommes s’était rendu à Montréal et était un contact du premier cas suspect. La Santé publique de Toronto avait déjà indiqué qu’elle enquêtait dans la ville au cours du week-end.

Ce premier cas concernait un homme dans la quarantaine qui avait été en contact avec quelqu’un qui s’était récemment rendu à Montréal. L’agence a indiqué mercredi que ce premier cas était désormais considéré comme un cas probable.

La semaine dernière, le Québec a signalé les premiers cas du virus au Canada.

La variole du singe est une maladie rare qui provient de la même famille de virus qui cause la variole, que l’Organisation mondiale de la santé a déclarée éradiquée dans le monde en 1980.

En général, la variole du singe ne se propage pas facilement entre les personnes et se transmet par contact étroit prolongé, y compris le contact direct avec les gouttelettes respiratoires, les fluides corporels ou les plaies d’une personne infectée.

La variole du singe est généralement plus bénigne que la variole et peut provoquer de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, de l’épuisement, des ganglions lymphatiques enflés et des lésions sur tout le corps.

Les responsables de la santé affirment que le risque posé par la variole du singe est faible.

« D’autres échantillons provenant d’administrations au Canada sont en route vers le Laboratoire national de microbiologie (LNM) à Winnipeg pour des analyses et nous nous attendons à ce que d’autres cas soient confirmés au cours des prochains jours », avait mentionné mardi soir dans une déclaration écrite le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos.

Le Québec devait recevoir mardi « une petite quantité de doses » du vaccin Imvamune. M. Duclos indique que le plan d’intervention comprend « la mise à disposition du vaccin Imvamune et des médicaments stockés dans notre Réserve nationale stratégique d’urgence dans les administrations de tout le pays ».