(Montréal) Alors que Québec projette une refondation du système de santé et qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur, les paramédicaux pensent qu’on pourrait faire davantage appel à leurs services, même après la pandémie de la COVID-19.

Publié le 2 février
Lia Lévesque La Presse Canadienne

Les entreprises de services paramédicaux sont en faveur et des syndicats de paramédicaux aussi. Mais comment encadrer leur participation au réseau ?

La Corporation des entreprises de services paramédicaux croit que Québec devrait décentraliser et laisser les CISSS et les CIUSSS décider eux-mêmes des services que les paramédicaux pourraient dispenser sur leur territoire.

Ils pourraient par exemple s’occuper des visites de suivi auprès des patients qui sont passés par l’urgence ou s’occuper de soins et soutien à domicile ou faire du prétriage de patients.

En entrevue, Maxime Laviolette, porte-parole de la Corporation, prévient que pour parvenir à mettre davantage à contribution les paramédicaux, il faudra changer la loi ou créer un ordre professionnel. S’ils ont pu en faire davantage durant la pandémie de la COVID-19, c’est à cause des décrets, précise-t-il.

Du côté syndical, Benoît Cowell, président de la Fraternité des travailleurs du préhospitalier — une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ — confirme que ses membres sont sous-utilisés pour leurs qualifications.

Pour leur en faire faire davantage dans le système de santé, aux urgences, dans les CHSLD, il faudrait qu’ils « fassent partie directement du réseau de la santé », croit le dirigeant syndical.

Selon lui, si l’intégration au système de santé n’est pas faite correctement, on se retrouvera avec le même problème que celui du recours aux agences privées de placement, avec une « location » de personnel au public.