Les psychologues québécois disent observer une hausse de la détresse chez leurs patients, selon un sondage publié mardi après-midi par leur ordre professionnel.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

L’Ordre des psychologues du Québec a sondé ses 8800 membres des dernières semaines. Sur les 2700 répondants, 86 % disent constater une hausse de la détresse chez leurs patients.

Cette détresse « se manifeste par davantage d’anxiété (86 %), de symptômes dépressifs (70 %), une hausse des demandes urgentes (67 %), une hausse de la consommation d’alcool et de drogues (46 %) et une hausse des problèmes de concentration, de mémoire et d’attention (56 %) », écrit l’Ordre dans un communiqué.

Pour la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou, ce coup de sonde révèle un peu ce qui se passe dans les bureaux de psychologues et pourrait être « la pointe de l’iceberg ».

Le sondage révèle également que 70 % des psychologues ont « eu des retours d’anciens clients dont l’état s’est fragilisé en raison de la pandémie ». « Nous vivons une crise sans précédent et les impacts psychologiques, surtout chez les personnes vulnérables, sont majeurs. Les problèmes s’intensifient et se complexifient. Il faut agir maintenant afin de prévenir le pire », indique Mme Grou.

Plus de la moitié des psychologues sondés disent vouloir contribuer à un programme d’urgence du gouvernement pour rendre leurs services plus accessibles.