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Quitter Facebook rendrait plus heureux

« Notre étude est l'une des rares études qui... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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« Notre étude est l'une des rares études qui montrent que oui, effectivement, utiliser Facebook entraîne une légère diminution du niveau de bien-être », note Hunt Allcott, de l'Université de New York.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Comment vous sentiriez-vous si vous quittiez Facebook pendant un mois ? Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l'Université Stanford et de l'Université de New York auprès de près de 3000 personnes a la réponse.

Améliorations du bien-être

Ce n'est pas qu'une impression : passer du temps sur Facebook a un léger effet négatif sur l'humeur, et cesser d'utiliser le service permet aux gens d'être plus heureux. « La désactivation a entraîné des améliorations faibles, mais significatives, du bien-être, en particulier du bonheur, de la satisfaction à l'égard de la vie, et une diminution de la dépression et de l'anxiété autodéclarées », écrivent les auteurs de l'étude intitulée The Welfare Effects of Social Media.

Une cause

Hunt Allcott, professeur associé d'économie à l'Université de New York et coauteur de l'étude, note que les résultats l'ont étonné. « J'ai été surpris de voir que désactiver Facebook rendait les gens plus heureux, dit-il en entrevue. Plusieurs études ont montré l'existence d'une corrélation entre une utilisation importante de Facebook et une diminution du bonheur, mais une corrélation n'est pas un lien de causalité. Notre étude est l'une des rares études qui montrent que oui, effectivement, utiliser Facebook entraîne une légère diminution du niveau de bien-être. »

Moins bien informés

Les gens qui ont tourné le dos à Facebook avaient de moins bons résultats à des tests sur l'actualité administrés par les chercheurs, ce qui vient souligner le fait que le réseau social est une importante source de nouvelles pour bien des utilisateurs. En revanche, cesser d'utiliser Facebook a fait diminuer le niveau de polarisation politique. L'augmentation de la polarisation enregistrée entre 1996 et 2016 aux États-Unis représente un écart type de 0,38, alors que la diminution de la polarisation liée au fait de quitter Facebook est de 0,16, ce qui représente 42 % de la hausse observée, notent les chercheurs.

Moins de stress

Un participant a décrit l'expérience en ces mots : « J'étais beaucoup moins stressé. J'ai constaté que je ne me souciais pas vraiment de ce qui se passait [en ligne] parce que j'étais plus concentré sur ma propre vie [...] Je me sentais plus heureux. Je pense que j'étais de meilleure humeur. [Facebook] ne m'a pas manqué du tout. » Les auteurs notent que d'autres effets moins désirables étaient perceptibles : « D'autres participants ont décrit la difficulté de ne pas pouvoir diffuser un évènement spécial comme les anniversaires de la famille. » En moyenne, les utilisateurs passaient 60 minutes par jour sur Facebook avant de participer à l'expérience de désactivation du site durant un mois.

Moins de temps en ligne

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cesser d'utiliser Facebook a entraîné une diminution du temps passé ailleurs en ligne, et non une augmentation. « Cela est logique en ce sens que désactiver Facebook rend les gens moins susceptibles d'utiliser leur téléphone ou leur ordinateur en premier lieu, et aussi moins susceptibles de cliquer sur des liens Facebook qui mènent à d'autres sites (site d'actualité ou billet publié sur Twitter, par exemple) », notent les chercheurs. Les utilisateurs ont regardé plus de télévision seuls, et aussi passé plus de temps avec leurs amis et leur famille.

Effet persistant

Plus étonnant peut-être, cesser d'utiliser Facebook pendant un mois produisait chez les participants une réduction du temps d'utilisation de Facebook jusqu'à neuf semaines après la fin de l'expérience. « Cela s'arrime bien avec les modèles économiques de la dépendance, qui ont établi que la réduction de la consommation durant une période réduit l'utilité marginale de la consommation dans les périodes futures », écrivent les auteurs de l'étude.




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