Gastro: bancs d'école désertés

Deux éclosions de gastroentérites de nature virale ont... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Deux éclosions de gastroentérites de nature virale ont touché des écoles et sept autres, des services de garde.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Louise Leduc
La Presse

Pas moins de 82 éclosions de gastroentérites d'allure virale ont été signalées au ministère de la Santé et des Services sociaux, ces derniers temps. Si la plupart sont survenues dans des établissements de soins ou des centres d'hébergement, deux de ces éclosions ont touché des écoles et sept autres, des services de garde.

C'est ce qu'a indiqué hier à La Presse Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé n'a pas voulu identifier les écoles, se contentant de dire qu'elles se trouvaient dans deux régions différentes.

Des sept éclosions signalées dans un service de garde, quatre sont toujours en vigueur.

La gastro atteignant son pic en janvier, on est en plein dedans.

Alors que les urgences pédiatriques débordent, les bancs de certaines écoles sont beaucoup plus désertés que d'habitude.

À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, on signale notamment l'exemple de l'école Émile-Nelligan, à Kirkland, où mardi, 26 cas de gastro ont été enregistrés.

« Si votre enfant présente les symptômes de cette maladie, veuillez le garder à la maison. [...] Il pourra réintégrer l'école et le service de garde lorsque les symptômes seront disparus et que son état de santé le lui permettra », peut-on lire dans le message aux parents de la direction de l'école Émile-Nelligan, à Kirkland.

La direction rappelle de plus aux parents l'importance de bien hydrater l'enfant.

« L'école n'étant pas outillée pour assurer à votre enfant toute l'attention, le calme et le confort dont il a besoin lorsqu'il souffre de ces malaises, nous vous demandons de le garder à la maison au moins 48 heures après l'apparition [des symptômes] », écrit aux parents une autre direction d'école, cette fois de la CSDM.

C'est bien ce que recommande Karl Weiss, microbiologiste et spécialiste des maladies infectieuses. 

« Idéalement, mieux vaut garder un enfant à la maison jusqu'à la disparition des symptômes, habituellement de 48 à 72 heures », dit M. Weiss.

Fait à noter, si une personne atteinte est particulièrement contagieuse au moment où ses symptômes sont le plus intenses, elle peut le demeurer jusqu'à deux semaines. Mieux vaut donc, particulièrement à ce moment-ci de l'année, y aller gaiement en matière de lavage de mains.

L'IMPORTANCE DE LA RÉHYDRATATION

Le ministère de la Santé rappelle aux personnes atteintes de bien se réhydrater en buvant de l'eau ou, au besoin, en ayant recours à une solution de réhydratation commerciale ou maison (360 ml de jus d'orange pur, non sucré, 600 ml d'eau bouillie refroidie et 2,5 ml de sel).

Si vous ou votre enfant vomissez, il faut boire de petites quantités de liquide (à la cuiller, même), mais souvent.

Rappelons enfin que la prudence s'impose tout particulièrement pour les jeunes enfants. Normalement, une solution de réhydratation orale devrait suffire, mais en cas de déshydratation sévère, une visite à l'urgence devient nécessaire pour procéder à une réhydratation intraveineuse.

Enfin, il ne faut pas donner à l'enfant de boissons sucrées, de boissons gazeuses ou de jus, qui, contrairement à la croyance populaire, peuvent aggraver la situation, précise l'Hôpital de Montréal pour enfants.




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