Le décès d'une femme témoin de Jéhovah après un refus de transfusion sanguine est « épouvantable », mais la liberté des patients à renoncer à des soins doit être respectée, a affirmé Philippe Couillard.

Publié le 17 oct. 2016
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Le premier ministre réagissait à la mort, la semaine dernière, d'Éloïse Dupuis. La jeune femme de 26 a été hospitalisée après un accouchement qui s'est compliqué.

« Ça nous heurte, parce qu'une jeune femme qui meure comme ça, c'est épouvantable », a-t-il dit. Mais c'est la façon dont les droits sont mis en place chez nous et sont respectés. »

M. Couillard, qui a lui-même fait carrière comme neurochirurgien, a indiqué en point de presse avoir déjà été confronté à ce genre de situation. La directive était claire : « si une personne apte à consentir refuse son consentement à un traitement médical, même au prix de sa vie, on ne peut pas aller contre sa volonté », a souligné le premier ministre.

Le chef du gouvernement a expliqué qu'il vaudrait mieux mettre en place des solutions en amont, pour informer les citoyens sur le point d'intégrer une religion ou une secte. Il faut « qu'ils voient quelles sont les conséquences possibles pour eux ou pour elles. Et là je pense qu'on la voit cette conséquence », a-t-il dit.