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Un médicament canadien n'a pas été employé pour lutter contre l'Ebola

Un scientifique de l'agence de la santé publique... (Archives PC)

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Un scientifique de l'agence de la santé publique du Canada travaille sur un traitement contre l'Ebola dans un laboratoire mobile dans la localité de Mweka, au Congo.

Archives PC

Helen Branswell
La Presse Canadienne
Toronto

La société canadienne développant un remède expérimental contre l'Ebola a fait savoir que son produit n'a pas été offert aux deux professionnels de la santé américains qui ont été infectés par le virus.

S'exprimant par courriel, Tekmira Pharmaceuticals a indiqué qu'aucune personne infectée lors de l'éclosion en Afrique de l'ouest n'a en fait été traitée avec son médicament, appelé TKM-Ebola.

Le groupe d'aide religieuse Service in Mission a fait savoir à la fin de la semaine dernière que l'une de ses missionnaires, Nancy Writebol, avait reçu un médicament expérimental au Liberia, où elle a été contaminée alors qu'elle travaillait dans un centre médical pour gens souffrant de la fièvre hémorragique.

Le Liberia, la Guinée et le Sierra Leone lutte depuis des mois contre une éclosion ayant jusqu'à maintenant infecté 1440 personnes, entraînant au moins 826 morts.

Un autre Américain, le Dr Kent Brantly, a lui aussi été infecté dans le même centre médical. M. Brantly travaille pour l'agence humanitaire Samaritan's Purse.

Son président, Franklin Graham, a fait savoir la semaine dernière que des quantités limitées d'un médicament expérimental non identifié sont arrivées au centre. Il y en avait que pour traiter une seule personne, et le Dr Brantly a demandé à ce que sa collègue soit traitée, selon M. Graham.

Bien qu'il y ait plusieurs traitements contre l'Ebola en développement, le Tekmira serait le plus avancé.

Sise en Colombie-Britannique, Tekmira mène la première phase d'essais cliniques chez l'humain. Toutefois, ces tests concernent un nombre trop restreint de sujets pour déterminer si le médicament est efficace. Le TKM-Ebola est en fait un composé d'ARN. Selon le site web de l'entreprise, ces molécules d'ARN synthétiques fonctionnent en s'accrochant à l'ARN produit par le virus, bloquant la capacité de celui-ci de fabriquer les protéines qui déclenchent la maladie.

Mme Writebol doit arriver mardi aux États-Unis pour recevoir des soins dans l'hôpital universitaire Emory, à Atlanta, en Géorgie. Le Dr Brantly y est déjà traité. L'endroit est situé non loin du Centers for Disease Control, et compte une unité d'isolement spécialisée.




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