Le conseil d'administration du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) doit d'ici mercredi prochain prendre une décision sur l'avenir de la haute direction du superhôpital, sans quoi une tutelle pourrait être imposée par Québec.

Mis à jour le 27 nov. 2013
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, qui est parti exceptionnellement de Québec cet après-midi pour parler au C.A. du centre hospitalier, à l'Hotel Dieu de Montréal.

«Faut-il aller plus loin en nommant un accompagnateur ou encore une administration provisoire ? C'est la décision que j'aurai à prendre la semaine prochaine à la lumière de ce que le C.A. décidera», a dit M. Hébert à la sortie de sa réunion.

Le ministre de la Santé a également demandé que les cadres qui ont reçu des primes illégales les remboursent. 

«Il est clair, comme le vérificateur général le suggère, que (le directeur général du CHUM), Christian Paire, ainsi que les cadres qui ont reçu de l'argent en trop, doivent le rembourser», a dit M. Hébert. 

Ce matin, le vérificateur général du Québec, Michel Samson, a dévoilé dans son rapport que M. Paire avait reçu 168 000 dollars en primes sur trois ans, en plus de toucher à un salaire de l'Université de Montréal, contrairement aux règles établies par le Conseil du trésor. 

Le C.A. du CHUM, qui a approuvé ces primes, se rencontre ce soir lors d'une assemblée publique. Le directeur général du superhôpital, Christian Paire, devrait être présent à la rencontre.