Le dépôt des crédits budgétaires a causé une mauvaise «surprise» aux directeurs d'hôpital, jeudi, qui ne s'attendaient pas au plafonnement de la croissance de leurs dépenses à 4,3% au lieu de 4,8%.

Daphné Cameron LA PRESSE

L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) juge d'ailleurs inéquitable la répartition des crédits au sein du réseau et craint que ce manque à gagner de 175 millions ne se répercute dans les soins à la population.

Jeudi, les dirigeants des établissements ont appris que la croissance de leurs dépenses ne serait pas de 4,8% comme prévu, mais de 4,3%. «La RAMQ (Régie de l'assurance maladie du Québec) obtient une croissance de son budget de 7,5%, notamment pour respecter les ententes de rémunération des médecins récemment négociées. Il est injuste que ça se fasse au détriment des établissements de santé. On pensait qu'il y aurait une approche plus équitable», a déclaré Lise Denis, directrice générale de l'AQESSS. Au cours des dernières années, la croissance des dépenses en santé a dépassé 5% par année. Au cours de la prochaine année, le réseau devra donc se serrer la ceinture.