Avant même d'être sur les rayons, la dernière création d'Ubisoft, Watch Dogs, récolte les honneurs aux quatre coins de la planète. Le producteur Dominic Guay et le directeur créatif Jonathan Morin sont nos Personnalités de la semaine.

Mis à jour le 22 juill. 2013
Martin Beauséjour LA PRESSE

Watch Dogs n'arrivera sur le marché que le 19 novembre, mais déjà les gamers nord-américains trépignent d'impatience. Depuis une brève présentation du jeu en 2012, les nominations et les prix s'accumulent pour cette nouvelle aventure où console de jeu et téléphone intelligent s'uniront pour offrir aux joueurs une expérience unique.

En juin dernier, à Los Angeles, la dernière création d'Ubisoft a remporté le prix Best Action/Adventure Game, aux Game Critics Awards, lors du E3, le plus grand salon international du jeu vidéo. «C'est réellement la grand-messe de notre industrie», résume Dominic Guay, producteur chez Ubisoft.

En marge de ce grand événement, plusieurs récompenses sont remises par les différents participants, dont les plus importantes publications. En 2012, Watch Dogs avait récolté 54 prix sur une centaine de nominations reçues. Et tout ça avec un extrait d'une dizaine de minutes. On nous assure qu'un scénario similaire s'est répété au E3 de cette année, mais la liste officielle des récompenses obtenues n'est pas encore connue.

«Au-delà des récompenses, tous les commentaires sont extrêmement positifs. Pour un créatif comme moi, ça fait du bien de voir qu'on est allé dans la bonne direction et que notre univers plaît», avoue Jonathan Morin, directeur créatif pour Watch Dogs.

Console et téléphone intelligent

Dans ce nouveau jeu, les participants se glisseront dans la peau d'Aiden Pearce, un justicier qui n'hésite pas à punir les criminels, aussi bien avec ses poings qu'avec son téléphone intelligent. Le héros moderne pourra pirater tous les systèmes informatiques de la ville, dans ce cas-ci Chicago. Son appareil mobile réussira à tout contrôler, des feux de circulation aux caméras de surveillance, en passant par tout le réseau de métro.

L'intégration du téléphone intelligent et, de la tablette, était inévitable, selon les deux hommes qui travaillent sur ce projet depuis 2009. Les joueurs de Watch Dogs pourront, grâce à leurs appareils, se joindre à des communautés virtuelles et ainsi comparer leurs résultats. «Watch Dogs est un jeu qui se déroule en milieu urbain et nous tenions absolument à être de notre temps. Le téléphone intelligent est bien plus qu'un simple appareil, c'est un phénomène social et culturel», affirme Jonathan Morin.

Toute l'équipe met les bouchées doubles afin de respecter les délais. Le groupe travaille présentement au débogage du jeu, comme on dit dans le milieu. «Les failles, les bogues et les soucis sont identifiés puis corrigés, à la suite des tests de jeu», explique Dominic Guay.

Près d'une centaine d'employés sont affectés au projet. On compte, bien sûr, une majorité de Montréalais, mais d'autres studios donnent aussi un coup de main. «On collabore avec les bureaux de Québec, de Bucarest, de Newcastle et de Paris», précise Dominic Guay.