Les autochtones Atikamekws de la communauté d'Obedjiwan ont lancé une poursuite contre Québec et Ottawa, aujourd'hui, dans laquelle ils revendiquent un immense territoire de 26 000 km2 en Haute-Mauricie, incluant le réservoir Gouin.

Mis à jour le 22 janv. 2019
PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD LA PRESSE

Cette nation autochtone négociait depuis des décennies avec les deux gouvernements. Le territoire qu'ils revendiquent est exploité par les compagnies forestières et des barrages hydroélectriques y sont installés.

«Nous cessons les négociations territoriales globales qui durent depuis 40 ans», a annoncé le chef Christian Awashish au cours d'un point de presse organisé devant le palais de justice de Montréal. Il a évoqué un «constat d'échec» sur ce plan.

«C'est une grande journée, c'est le début d'un nouveau chemin que nous allons entreprendre pour la défense de nos droits et de notre territoire», a ajouté le chef Awashish. Il a dit vouloir «défendre notre territoire, notre mode de vie, la nature, la forêt».

La poursuite déposée mentionne que le territoire revendiqué est «fréquenté et utilisé, antérieurement et depuis l'époque des premiers contacts avec les Européens» par les Atikamekws. Ils y exerçaient «des coutumes, pratiques et traditions faisant partie intégrante de leur culture distinctive et leur mode de vie semi-nomadique basé sur la chasse, la trappe, la pêche et la cueillette», continue le document.

Les Atikamekws n'ont jamais cédé leurs droits sur ce territoire, avance la poursuite, qui dénonce les «mille assauts» dont le territoire aurait souffert sans que les autochtones qui l'habitent ne voient leurs conditions de vie s'améliorer.