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Les gouvernements doivent s'unir face aux épidémies d'origine alimentaire

Le Dr David Williams.... (Photo Frank Gunn, Presse Canadienne)

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Le Dr David Williams.

Photo Frank Gunn, Presse Canadienne

Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Toronto

La mauvaise coordination entre les gouvernements et les agences de santé en ce qui a trait à la salubrité des aliments met en péril la sécurité des Canadiens.

C'est du moins la conclusion non écrite d'une série de rapports portant sur la crise de la listériose de l'été dernier, dévoilée en douce vendredi après-midi à la Chambre des communes.

Les documents émanant de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada ont dépeint le portrait d'un système lourd souffrant de lacunes en matière d'expertise sur l'hygiène alimentaire et de dépistage des denrées contaminées.

Un des documents révèle d'ailleurs que l'ACIA n'a pas respecté le protocole d'urgence en ne déployant pas un centre d'opérations d'urgence, comme il est indiqué de le faire dans ce genre de situation.

Le rapport conclut néanmoins : «En général, l'ACIA a exercé ses pouvoirs d'inspection et autres pouvoirs conférés par la loi durant les rappels.»

Plus tôt durant la journée, le fonctionnaire le plus important en matière de santé en Ontario avait soutenu que le gouvernement fédéral et les provinces devaient mieux coordonner la gestion des épidémies de maladies d'origine alimentaire, comme l'éclosion de listériose qui a causé la mort de 20 personnes l'été dernier.

Le docteur David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, a rappelé que les éclosions qui surviennent dans un contexte intergouvernemental sont plus complexes à examiner que les flambées localisées.

«Si j'avais su que ces produits étaient accessibles au public, j'aurais recommandé un rappel élargi beaucoup plus tôt», a-t-il déclaré.

Dans un rapport dévoilé vendredi à Toronto, le docteur Williams a suggéré la mise en place de diverses mesures pour améliorer la capacité de l'Ontario, et aussi celle du Canada, à réagir rapidement et avec efficacité.

L'une d'elles, selon le docteur Williams, serait de permettre aux laboratoires de santé publique de mener une plus grande variété d'analyses sur les organismes d'origine alimentaire qui menacent la santé des consommateurs.

Le docteur Williams croit que le système de santé publique doit également compter sur suffisamment de personnel qualifié, et sur d'autres ressources, pour dépister les éclosions d'origine alimentaire.

Le gouvernement a indiqué que Maple Leaf avait effectué 108 inspections internes à l'usine de Toronto en 2008, et que la bactérie Listeria se serait propagée en mai. L'entreprise n'était pas tenue d'avertir le gouvernement - et ne l'a pas fait jusqu'à l'éclosion de la listériose en août.




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