La première ministre Pauline Marois reconnaît avoir sondé un groupe de gens d'affaires sur le maintien du déficit zéro, mais il n'est pas question de renoncer à atteindre l'équilibre budgétaire en 2013-2014 pour le moment.

Denis Lessard LA PRESSE

Lors d'une annonce de subvention dans son comté, vendredi matin, Mme Marois a souligné «je n'ai pas l'intention de reporter l'équilibre budgétaire, je veux être très claire là-dessus. Je rencontre régulièrement les milieux économiques et j'aborde toutes les questions qui me préoccupent et préoccupent ces gens. La situation économique est fragile à l'heure actuelle, je suis très attentive à ce qui se passe de ce côté» a-t-elle dit.

La Presse révélait vendredi que lors d'une rencontre privée avec une quinzaine de gens d'affaires, lundi dernier, Mme Marois avait tâté le terrain pour connaître leur réaction si Québec devait abandonner sa stratégie de ramener les finances publiques en équilibre, pour 2013-2014. Des recettes plus faibles que prévu, pour les taxes à la consommation surtout nourrissent des craintes au ministère des Finances.

«Pour l'instant, nous atteignons nos objectifs, nous gardons donc le cap, nos rentrées sont un peu moins bonnes, c'est ce à quoi on fait référence avec nos interlocuteurs du monde économique, mais nous avions prévu  un coussin. On est pour l'instant capable d'absorber le fait que les rentrées sont un peu moins bonnes que nous l'avions imaginé» a-t-elle dit.

La politique du retour à l'équilibre «c'est très exigeant, j'ai plutôt parlé du fait que je ne voulais pas le remettre en question et que je souhaitais des appuis. On est critiqué, c'est normal, on demande aux gens de faire un effort. Si la situation économique peut être meilleure, cela va nous donner une marge de manoeuvre dans les prochaines années qui ne sera pas négligeable».

Les efforts de compression «sont à peu près tous annoncés », prévient-elle.