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Un second témoin disculpe Mulroney

Derek Burney.... (Photo La Presse Canadienne)

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Derek Burney.

Photo La Presse Canadienne

(Ottawa) Un second témoin a déclaré hier à la commission Oliphant qu'il n'avait jamais subi de pression directe de Brian Mulroney dans le projet Bear Head.

Derek Burney, chef de cabinet de l'ancien premier ministre entre 1987 et 1989, et Elizabeth Moores, veuve du lobbyiste et ancien premier ministre de Terre-Neuve, Frank Moores, ont tous deux témoigné brièvement à la commission d'enquête, hier.

 

Cette commission est chargée de faire la lumière sur les liens d'affaires entre Brian Mulroney et Karlheinz Schreiber et déterminer entre autres si M. Mulroney a enfreint les règles d'éthique fédérales alors qu'il était premier ministre.

M. Schreiber a remis des sommes importantes d'argent comptant à M. Mulroney dans des hôtels de Montréal et New York, en 1993 et 1994. Au moins 75 000$ lui ont été donnés alors qu'il était toujours député.

L'homme d'affaires germano-canadien affirme qu'il a versé cet argent pour que M. Mulroney fasse du lobbying auprès du gouvernement fédéral dans le projet Bear Head. Ce projet, qui ne s'est jamais concrétisé, visait à construire une usine de véhicules blindés au Canada pour la compagnie allemande Thyssen. M. Schreiber était l'un de leurs représentants au Canada.

L'ancien premier ministre prétend plutôt qu'on lui avait demandé de sonder l'intérêt des décideurs mondiaux pour les produits de l'entreprise.

«J'ai pu en discuter avec lui dans le cours d'un résumé des activités de la journée, a dit Derek Burney hier. Mais je ne m'en souviens pas.» Or, en aucun temps, a-t-il précisé, son patron de l'époque ne lui a donné de directives sur la manière dont le projet devrait être géré.

M. Burney était chef de cabinet de Brian Mulroney au moment où le gouvernement a signé une entente de principe avec la compagnie allemande, le 27 septembre 1988. Il a rappelé que le projet était loin de faire l'unanimité au gouvernement. C'est aussi ce que l'ex-ministre de la Défense William McKnight a déclaré dans son témoignage lundi.

Elizabeth Moores a quant à elle indiqué que le compte en banque suisse portant le nom DEVON avait été ouvert par son mari pour elle en 1986. L'ancien comptable de Karlheinz Schreiber, Giorgio Pelossi, a déjà soutenu que ce compte avait été ouvert pour que Brian Mulroney y reçoive des commissions pour la vente d'appareils Airbus au Canada. Or, aucune transaction n'y a été faite.

La commission a ajourné ses audiences publiques jusqu'au 14 avril, date à laquelle Karlheinz Schreiber doit débuter son témoignage. Cela pourrait durer plusieurs jours.

 




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