(Ottawa) Les partis de l’opposition à Ottawa sont divisés sur la question de savoir si le Canada devrait poursuivre sa mission de cinq ans en Irak ou commencer à rapatrier ses soldats, dont certains ont été contraints de se protéger la semaine dernière de missiles balistiques iraniens.

La Presse canadienne

La mission comprend environ 200 soldats entraînant les forces locales à combattre Daech sous l’égide de l’OTAN, ainsi qu’un nombre similaire de soldats des forces spéciales travaillant avec des unités antiterroristes irakiennes dans le cadre de la coalition militaire contre Daech dirigée par les États-Unis.

Le gouvernement libéral a suspendu les deux parties de la mission et déplacé des troupes au Koweït la semaine dernière en raison de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran, mais il veut remettre les choses en marche une fois que la situation en Irak s’améliorera.

Le porte-parole du Parti conservateur en matière de défense, James Bezan, a déclaré que son parti soutenait l’implication continue du Canada en Irak et dans la lutte contre Daech, qui continue de menacer les pays occidentaux malgré la perte d’une grande partie de son territoire et de ses forces au cours des cinq dernières années.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’affaires étrangères, Jack Harris, a toutefois affirmé que si son parti soutient la mission de l’OTAN, il souhaite la fin de la mission des forces spéciales, en partie en raison de questions persistantes sur ce que font les forces spéciales et de l’imprévisibilité du président américain Donald Trump.

Les néo-démocrates veulent également que le gouvernement libéral rappelle rapidement la Chambre des communes pour débattre de l’avenir de la participation du Canada en Irak, plutôt que d’attendre le retour prévu des députés le 27 janvier.