(Québec) François Legault explique pourquoi il était absent lors de la première rencontre entre Québec et les nations autochtones pour donner suite au rapport de la Commission Viens. « On parle d’une trentaine de groupes avec qui il faut s’entendre. Imaginez si le premier ministre commence à négocier avec 30 groupes ! », a-t-il affirmé mercredi.  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

La semaine dernière, le chef de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a qualifié la rencontre entre les nations autochtones et le gouvernement Legault de « rendez-vous manqué » en raison de l’absence autour de la table du premier ministre.  

« Je vous dis ce que certains chefs ont pris la peine de réitérer à la table : un processus, s’il devait être considéré comme étant sérieux, sincère, le premier ministre aurait dû être à la table. C’est un rendez-vous manqué aujourd’hui », avait-il affirmé.

« Moi, j’ai confiance en [la ministre déléguée aux Affaires autochtones] Sylvie D’Amours. J’ai déjà rencontré trois fois les communautés autochtones. Je ne peux pas être à chaque rencontre », a dit mercredi M. Legault.  

« Vous savez, on dit qu’il y a une dizaine de communautés, mais il y a des sous-communautés. On parle d’une trentaine de groupes avec qui il faut s’entendre », a ajouté le premier ministre, indiquant qu’il souhaitait s’entendre à terme avec tous ces groupes.  

Québec et les nations autochtones ont prévu se rencontrer à nouveau en décembre pour donner suite au rapport Viens, qui conclut que les peuples autochtones sont victimes de discrimination systémique dans les services publics de la province.